I. — Loge Thymique
La loge thymique est surtout nettement limitée dans la région supérieure ou thyroido-manubriale. Dans la partie inférieure, la loge s’agrandit fortement pour abriter les organes médiastinaux, et elle a pour limite les
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parois du médiastin. Mais cette région médiastinale du thymus, est la zone non chirurgicale de la glande. Seule donc la zone cervico-thoracique nous intéresse.
En ce point la loge thymique nous offre :
a) UNE PAROI ANTÉRIEURE. — Elle est constituée par la peau, le tissu cellulaire sous-cutané, Гаропеугоѕе cervicale superficielle et les deux muscles sterno-cleido hyoïdien, et sterno-chondro thyroïdien, qui déterminent par leur écartement un espace losangique qu'Olivier a proposé d'appeler « le losange de la thymectomie ». L’aponévrose cervicale moyenne unit ces deux muscles à ceux du côté opposé.
b) PAROI POSTÉRIEURE. — Elle est formée par la colonne vertébrale recouverte par Гаропбугове et les muscles prévertébraux.
с) PAROIS LATÉRALES. — Elles sont fictives, et formées par les muscles sous-hyoïdiens, et un plan tangent aux vaisseaux du cou.
d) PAROI SUPÉRIEURE. — C'est en réalité un bord, marqué par le bord inférieur du corps thyroïde.
€) PAROI INFÉRIEURE. — Nous conviendrons d'arrêter
notre zone chirurgicale au niveau d’un plan passant par la fourchette sternale. Il n’y а là d’ailleurs aucune limite anatomique réelle, et la partie médiastinale du thymus et de sa loge fait suite sans aucune interruption à la partie cervicale.
Rapidement nous dirons que la partie médiastinale du thymus a pour limites en avant la face postérieure du sternum et des espaces intercostaux. Il descend jusqu’au niveau de la 5° côte.
En arrière, la glande repose sur la trachée bifurquée au niveau du tiers supérieur de l’organe, puis si Гоп des-
cend vers le tiers inférieur le coeur vient se placer entre la glande et la colonne vertébrale. La glande adhère d’ailleurs au péricarde à ce niveau.
Les parois latérales sont formées par les poumons enveloppés de leurs plèvres.
П. — Rapports avec les nerfs
Le thymus entre en rapport avec le récurrent gauche, le nerf cardiaque inférieur droit, les nerfs phréniques, et enfin le pneumogastrique gauche.
a) RAPPORT AVEC LE RÉCURRENT GAUCHE. — Ce rapport a bien été mis en lumière par Rieffel et Le Mée. Avant eux on pensait que ce nerf était mis à l’abri de toute compression par Vinterposition de la trachée et de la carotide entre lui et le thymus; mais ayant examiné à ce sujet 34 jeunes enfants, ils observèrent que 11 fois le thymus cervical s’insinuait par sa face postérieure, à gauche, dans l’espace tracheo-carotidien et se mettait en contact avec le récurrent et l’œsophage. Olivier vérifia ces rapports dans 5 cas sur 4o autopsies.
Ces constatations constituent pour notre thése une base anatomique solide. Nul doute maintenant que le récurrent gauche, sinon les deux récurrents, ne puissent étre comprimés par un thymus hypertrophié, et donner lieu à ces symptômes de spasme laryngé dont notre observation offre un si remarquable exemple.
b) LES RAPPORTS AVEC LE NERF CARDIAQUE inférieur droit sont immédiats; il croise en effet la face inférieure de la crosse aortique, et est intimement appliqué contre la face postérieure du thymus, comme Rieffel et Le Mée Pont montré.
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c) RAPPORTS AVEC LES PHRENIQUES. — Les phréniques descendent latéralement le long du thymus; ils sont accollés à lui. И est à noter d’ailleurs que, contrairement à la théorie classique, le phrénique gauche est placé sur un plan plus antérieur que le droit; d’où il résulte que ce dernier contracte des rapports moins étroits avec la glande que le phrénique gauche. Quelle que soit lintimité de ces rapports, les phréniques ne sont pas inclus dans la capsule thymique, mais dans un dédoublement de cette capsule. C'est là, au point de vue chirurgical, une considération capitale, car il en résulte qu'il n’y a pas d’adhérences entre les phréniques et la capsule thymique, d’où l'isolement facile de ces nerfs dans la thymectomie.
d) RAPPORTS AVEC LE PNEUMOGASTRIQUE GAUCHE. — Disons de suite que c’est un rapport médiat. Il est masqué раг l’œsophage; cependant il est très voisin de la glande, et si l’hypertrophie est suffisamment importante pour comprimer loesophage par l'intermédiaire de la trachée, le pneumogastrique gauche, le plus proche, et quelquefois même le droit, pourront être irrités.