‹ L'hypertrophie prostatiqueChapitre 5 sur 28 · LEONE · texte numérisé non relu

LEONE

de la rétention d'urine, n’apprennent rien de nouveau. Il fallait, pour avancer la question, des études anatomiques précises, et en effet ce fut seulement grâce aux recherches de Lieutaud et de Haller que l’on put avoir des notions nouvelles sur le siège et la nature du mal.

Au xvi° siècle, une période nouvelle s'ouvre.

J.-L. Petit attribua une origine syphilitique au gonflement de la glande, et institua, sans succès cela va sans dire, le traitement spécifique. Nous mentionnons seulement la forme des matières fécales, caractère séméiologique, auquel il attribuait une grande importance.

Bartholin à Padoue, Valsalva à Bologne, Morgagni, nous fournissent de précieux renseignements sur la nature de la glande.

Dès lors, l'impulsion est donnée : Chopart et Desault étudient minutieusement et exposent avec la plus grande clarté les engorgements prostatiques ; Desault jette un jour tout nouveau sur l’engorgement variqueux, sa pathogénie, ses symptômes, et après lui viennent tous ces hommes qui sont autant d'illustrations pour les écoles qui les ont produits : Boyer, Delpech, qui sépare la tuméfaction par engorgement du cancer ; Mayor, Mercier, Civiale, Philips, Leroy d’Etiolles, Amussat, Thompson, Guyon, Reliquet, Le Dentu.

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