Bernheim. Ibidem, p. i3/i
Berniieim^ a publié cle très curieux exemples de CCS fjiits, dont rimportance médico-légale est très considérable, puisqu'ils sont le point de départ des faux témoignages de bonne foi.
Grocq- a fait remarquer, avec raison, que dans ces cas la mémoire n'est pas, à proprement parler, modifiée, puisque, « si l'hypnotiseur criminel n'a pas suggéré l'amnésie, on pourra, en interrogeant le sujet en somnambulisme, connaître la vérité ». C'est donc simplement une suggestion d'une forme spéciale à laquelle le sujet obéit, sans que sa mémoire en ait été réellement influencée.
Une dernière question se pose pour ces suggestions amnésiques positives.
Peut-on exalter la mémoire d'un sujet hypnotisé ? Y a-t-il une hypermnésie suggestive ? Pitres semble l'admettre et Crocq le proclame : « on peut, par suggestion, exalter considérablement la mémoire de l'hypnotisé^ » ; Beaunis ne croit pas que la puissance de la fixation des souvenirs puisse être artificiellement augmentée^'.
Il est certain que la faculté de mémoire n'est pas accrue et ne peut pas l'être dans son fond. Mais le rappel peut être plus facile et la fixation plus profonde quand, sous l'influence d'une suggestion, un sujet
1. Voir Bernhiîim. Travaux cités et Mémoire sur les hallucinations rétroactives, Revue de Ihypnot., t. II, 1888, p. 4.