I. Général Noizet. Cit. Pitres, Loco cit., p
Berniieim est allé plus loin et a démontré qu'on peut même, dans Thypnose, réveiller des souvenirs, qui paraissent complètement effacés. « Preuve, dit Bernheim^, que la conscience n'était pas abolie, que le somnambule n''agit jamais comme un automate inconscient, qu'il voit, qu'il entend, qu'il sait ce qu'il fait. . . » J'aime mieux dire : Preuve qu'en deliors de la conscience il y a une mémoire polygonale, que le somnambule agit bien comme un automate, mais qu'il voit, entend et sait ce qu'il fait..., avec son polygone, mais non avec son 0.
Le même auteur a montré qu'on peut aussi rappeler même des hallucinations négatives, c'est-à-dire que, suggéré dans ce sens, un sujet se rappellera tout ce qu'il est sensé n'avoir ni senti ni vu ni entendu. Preuve que, même dans le polygone, l'impression centripète et sa conservation dans la mémoire sont indépendantes de la perception elle-même".
Ces phénomènes, très curieux, sont analogues aux amnésies antérogrades dont nous parlerons dans le chapitre suivant et dans lesquelles un sujet peut, dans l'hypnose, retrouver dans son polygone des souvenirs, qu'il croyait n'avoir jamais acquis.
On peut aussi, par la suggestion, fausser la mémoire d'un sujet, lui suggérer le souvenir de choses irréelles, lui donner une hallucination rétroactive, ce que Forel appelle un souvenir illusoire rétroactif.
1. Bernheim. Hypnotisme t suggestion, psychothérapie, 1891, p. i33.