WuisDr. I.oco cit., p. i
l'hypnotisme au point de vue thérapeutique 359
s'agit là, (( en réalité, de racquisitioii d'une méthode thérapeutique d'une importance extraordinaire »,
Seulement, pour cela, il faut, comme dit Pitres \ ne pas ériger l'hypnothérapie « en méthode générale et exclusive » , mais y avoir recours « dans les cas où elle a des chances sérieuses d'être efficace ».
C'est-à-dire qu'il faut, pour ce moyen comme pour tous les agents thérapeutiques, tâcher de déterminer ses indications et ses contre-indications , ses actions utiles à rechercher et ses actions nuisibles à éviter et d'en déduire les cas dans lesquels on peut et on doit l'employer.
'2. Je commence par les contre-indications . L'hypnotisme peut-il avoir des inconvénients dans certains casl* Si oui, quelles sont les actions fâcheuses qu'il peut avoir ?
Il est tout d'abord indiscutable que l'hypnotisme ne convient pas à tout le monde et qu'il peut faire mal à certains.
Je ne parle pas dans les contre-indications des malades qui ne sont pas hypnotisables. Ces sujets existent, mais ils s'éliminent d'eux-mêmes de la médication que nous étudions -. Il suffit de dire que quand on ne réussit pas du tout à endormir son • sujet en une séance ou deux, il ne faut pas le fatiguer par des essais longs et répétés.
1, Pitres, Loco cit., p. 898.
2. Nous parlerons plus loin de l'hypnotisnie thérapeutique à l'clat de veille.
36o HYPNOTISME ET SUGGESTION
Chez les sujets liypnotisables, l'hypnotisme peut, dans certains cas, n'être pas sans inconvénient.
a. En tête des effets fâcheux possibles de l'hypnotisme, il faut placer celui que nous avons vu exprimer tout à l'heure par Duprat : c'est le seul réellement sérieux.
L'hypnotisme crée ou accentue la désagrégation suspolygonale. 11 ne facilite donc pas le retour à cette unité normale dans laquelle 0 et le polygone collaborent physiologiquement. Il ne tend pas à reconstituer la personnalité normale et saine de l'individu : au contraire, il la disjoint et habitue le polygone du sujet à obéir plutôt au centre 0 de l'hypnotiseur qu'au sien propre.
C'est ce que Duprat exprimait déjà en 1892 : « Développer ce mode pathologique de la croyance, c'est contribuer à la ruine de la personnalité et à l'établissement du règne de l'automatisme ^ »
C'est pour cela que l'hypnotisme est souvent un révélateur de l'hystérie. Nous retrouverons cette question dans le chapitre suivant à propos des dangers de l'hypnotisme en représentation, au théâtre ou dans le monde, de l'hypnotisme extramédical. C'est, disent RiCHER et Gilles de la Tourette-, « le meilleur révélateur de tous les accidents hystériques, les plus graves y compris » .
La preuve que l'hypnotisme développe la désagré-