‹ L'hypnotisme et la suggestionChapitre 17 sur 218 · A. BiNET. Année psychoL, 1897, t. III, p. 64o · texte numérisé non relu

A. BiNET. Année psychoL, 1897, t. III, p. 64o

sociatlon ; il l'aut le médium ou le liseur de pensées... Ce n^est déjà plus de l'état normal.

D'autre part, l'expérimentation chez les animaux n'est guère possible à cause de l'élévation des fonctions à étudier.

Il n'y a donc qu'un moyen d'étudier cette dissociation et par suite de prouver l'existence séparée des deux ordres de centres psychiques, c'est l'expérimentation chez riiomme par la maladie ; c'est la méthode anatomoclinique.

Tous les faits cités plus haut et empruntés à divers auteurs rentrent dans ce groupe d'arguments et de preuves : ce ne sont pas des hystériques ; ce sont des cas de lésion organique scientifiquement étudiés.

Je n'admets pas non plus qu'on puisse objecter avec BiNET que mon centre 0 « ressemble un peu trop à la glande pinéale dans laquelle Descartes logeait l'âme )). Je n'ai jamais eu une idée semblable, ni de près ni de loin .

Mon centre 0 est une zone d'écorce, encore mal définie comme siège anatomique, quelque chose comme la zone d'association prérolandique de FlechsiG. Et cela n'a rien de métaphysique.

Je n'ai jamais voulu établir qu'une chose, c'est l'existence indépendante de j:leux ordres de centres physiologique me ni distincts : j'appelle les uns centres polygonaux, les autres 0.

Un autre reproche que je crois aussi n'avoir jamais mérité est celui que me fait Duprat quand il m'accuse

I. Duprat. L'instabilité mentale. Essai sur les données Grasset. (2e éd.) 3

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de (( réduire tout trouble mental à rautornalisme «. Et pour développer et mieux accentuer sa pensée il dit plus loin : a On ne peut pas ramener tous les troubles de l'esprit à l'automatisme; car d'abord on constate des faits patbologiques sans automatisme et ensuite il est un automatisme normal. )>

Je n'ai jamais rien nié de tout cela.

Mes Leçons de 1896 portent ce titre : de Taulomatisme psychologique à l'état physiologique et pathologique. Je n'ai donc jamais nié l'automatisme normal, puisque j'ai essayé de Tétudier, après et d'après Pierre Janet.

D'autre part, j'ai si peu voulu réduire tout trouble mental à l'automatisme que je place en 0 (c'est-àdire en dehors des centres de l'automatisme) les altérations vraiment pathogènes des troubles mentaux.

Dans ces mêmes Leçons que je viens de citer je dis textuellement : a la définition des maladies mentales est parfois difficile; avec notre schéma, la chose devient relativement simple; ce sont les maladies de 0* )) et plus loin (p. 2^7) : « à l'état pathologique, quand 0 est malade, c'est la pathologie mentale. Mais quand 0 est simplement désagrégé, séparé de son polygone, il y a une série de maladies dans lesquelles on doit étudier l'état du psychisme inférieur, Fautomatisme psychologique,* l'activité polygonale. »

DuPRAT dit encore : « ... la dissociation du polygone

de la psychopathologie. Bibl. de philos, contemp., 1899, p. 70 et suîv.

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