Voir le llapport cité de Bernheim, p
3. Ladame. lleviie de ihypnot., t. I, 1887, P- ^^- — Voir aussi la communication de Gilles de la Tourette à la Soc. de médec. légale, 2 août 1886. Ibid., t. I, 1887, p. 92 et 2^8.
4. Schrenck Notzing. Le cas Mainone. Bullet. de l'Institut psjchol. internat., t. 1, 1901, p. 253.
Bernheim qui connaît bien tous ces faits ne les attribue pas à l'hypnotisme. 11 faut, dit-il, qu'à l'hypnose se surajoute, par l'émotion produite ou de toute autre manière, un accès de sommeil nerveux ou hystérique qui entraîne une inertie nerveuse, à la laveur de laquelle le crime est perpétré. En d'autres termes, l'hypnose seule ne permet pas un crime sur le sujet; le crime n'est possible que si le sujet hypnotisé est un de ces « nerveux ou hystériques chez lesquels l'émotivité entre enjeu ».
Sans discuter ce mécanisme, il n'en reste pas moins vrai que l'hypnose peut mettre certains sujets dans l'impossibilité de résister à un crime, spécialement à un viol.
Je crois donc qu'il ne faut pas accepter absolument la proposition de Brouardel et de Gilbert Ballet a qu'une jeune fille honnête et chaste opposera, en vertu de ces suggestions primordiales dont parle Berinhetm, une résistance efficace aux suggestions hypnotiques qui pourraient lui être faites. Si elle se livre à l'hypnotiseur, c'est que l'acte en lui-même lui coûtera peu * )) .
Non, avec le même fonds de morale innée ou acquise, avec les mêmes a suggestions primordiales » il suffira qu'elle soit, je ne dis pas hystérique, mais névropathe et disposée à l'hystérie pour que Thypnose la mette dans l'incapacité absolue de résister au crime commis sur elle.
Dans son livre de i885, Liégeois u dit qu'il se ferait fort de trouver parmi les clients de M. le D''