jREs. Loco cit., p
^k^ HYPNOTISME ET SUGGESTION
LiÉBEAULT, non pas une, mais dix, mais vingt personnes qui ne pourraient absolument pas résister, dans des conditions données, à des tentatives criminelles. Personne ne doute plus aujourd'hui de la possibilité pour une femme de subir les derniers outrages pendant le sommeil hypnotique, et le D'' Cullerre, dans son intéressant volume, écrit que c'est là une des hypothèses le moins susceptibles d'objections sérieuses parmi toutes celles qui pourraient être présentées' ».
Dans ces cas, le crime peut d'ailleurs être commis ou facilité de diverses manières.
L'hypnotiseur peut se servir simplement de Tétat de passivité inerte dans laquelle il a plongé le sujet.
C'est ce qui paraît s'être passé dans les cas que j'ai cités plus haut.
Mais il peut aussi agir d'une manière plus complexe et par la suggestion faire accepter le crime par le sujet, c'est-à-dire « modifier les instincts de la femme de façon à affaiblir sa résistance morale, à produire chez elle un état de conscience nouveau dans lequel elle perd la notion du devoir^' ».
La chose est possible sans dire avec Berxheim que (( la séduction d'une honnête femme n'est au fond que de la suggestion » .
Il faut distinguer les deux choses. Le séducteur s'adresse à l'ensemble des centres psychiques de la femme (0 compris), tandis que l'hypnotiseur ne séduit que le polygone désagrégé dans l'hypnose.