‹ L'hypnotisme et la suggestionChapitre 184 sur 218 · Vires. Loco cit., p · texte numérisé non relu

Vires. Loco cit., p

HYPNOTISME ET SrOGESTÏON DEVAINT LA JUSTICE 4^7

« S'il n'y a pas eu encore, aux assises ou en police correctionnelle, d'exemple de suggestion criminelle, tant mieux ; félicitons-nous en. Espérons même qu'il n'y en aura jamais et souhaitons pour cela que la presse extramédicale s'occupe peu de nous et de ces problèmes ^

« Mais, si la suggestion criminelle est possible (pour moi, je l'admets absolument), cela suffit pour que le médecin se préoccupe de la question médico-

légale

2. Ce qu'il importe de poser bien nettement, c'est que, si jamais un crime suggéré est réalisé — crime suggéré dans l'hypnose complète — , le sujet doit être déclaré irresponsable et toute la responsabilité appartient à l'hypnotiseur.

L'expert doit faire acquitter l'auteur inconscient du crime en vertu de l'article 64 ' « il n'y a ni crime ni délit, lorsque le prévenu... a été contraint par une force à laquelle il n'a pu résister. » Quant à l'hypnotiseur, Garraud affirme, dans son Précis du droit criminel, qu'il (( doit être déclaré complice dans les termes de l'article 60 du Code pénal. Or, nous savons que l'article Sg punit le complice, de la même peine ^ que celle prononcée par la loi contre le crime ou le

1. Sauf pour répétera tous cette recommandation de Liégeois « de ne jamais se laisser hypnotiser sans un témoin choisi et inspirant une confiance absolue » (Jievue de l'hypnot., t. I, 1887, p. 82).

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