DEGRÉS ET VARIÉTÉS DE E HYPNOSE I7I
Nous ne consacrerons pas à l'hérnihypnose de chapitre spécial, nous contentant de ce que nous venons d'en dire.
Une seule chose mériterait peut-être une étude particulière, c'est la question des transferts. Or ces transferts paraissent être considérés par un nombre croissant d'observateurs comme des phénomènes de suggestion.
On trouvera dans le chapitre \ de l'ouvrage de Crocq (p. 161) l'exposé complet de cette question de l'action des aimants sur les sujets hypnotisés. Il expose les expériences de BuRQ, de Babinski, deLuYS, de Bi^ET et Féré sur l'action effective des aimants ; les objections déjà formulées par Braid, énergiquement reprises par Bernheim, Delboeuf ; les résultats de l'enquête qu'il a faite et il conclut : tous ces phénomènes existent réellement, mais ils sont tous d'ordre suggestif.
Je n'ajouterais rien de neuf* et d'utile à cette conclusion que mes expériences (citées plus haut) sur l'hypnoscope d'OcnoROWicz confirment et ne crois pas utile de rien dire de plus de l'hémihypnose et des transferts.
7. Je résume et conclus ce quatrième chapitre par les propositions suivantes :
GuARCOT et l'Ecole delà Salpêtrière ont adopté une
I. Comme il me paraît difficile d'admettre qu'il ne reste rien des expériences, sur ce point, de l'École de la Salpêtrière, on pourrait peut-être penser que certains sujets sentent l'aimant dans leur polygone et cette sensation serait le point de départ de la suggestion de transfert. — C'est l'idée qu'a récemment
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classification des états saggestibles basée sur les symptômes somatiques fixes qui accompagnent l'hypnose : impossible à conserver, ces caractères n'étant pas constants.
Même remarque pour la classification de Pitres.
RiCHET, LiÉBEAULT et Berinheim out proposé une classification basée sur la profondeur du sommeil, c'est-à-dire sur le degré de la désagrégation suspolygonale et de la suggestibilité.
Cette classification psychologique des états suggestibles reste la meilleure. Mais elle n'épuise pas la question des variétés de l'hypnose basées sur l'analyse psychologique.
On peut adopter une autre classification psychologique des hypnoses, basée sur la plus ou moins grande activité propre du polygone désagrégé chez le sujet hypnotisé.
Cette classification des sujets hypnotisés (à rapprocher de la classification des médiums) ne fait pas double emploi avec la classification des états sugrjestibles (Bernheim) ; ces deux classifications psychologiques se complètent, partant d'un point de vue différent.
Enfin les faits d'hémihypnosc (dont l'existence est bien établie) prouvent (alors même qu'ils ne se produiraient que par suggestion) qu'il y a des centres polygonaux de psychisme inférieur dans chacun des deux hémisphères et qu'à ce point de vue (comme à beaucoup d'autres) les deux hémisphères sont, dans certains cas, fonctionnellement indépendants.
exprimée Fkké au début d'un intéressant travail sur la sensibilité à l'aimant (^Revue de niédec, 1902, p. ']^f))^