‹ L'hypnotisme et la suggestionChapitre 7 sur 218 · I. G^EL. L'être subconscient, 189g, p · texte numérisé non relu

I. G^EL. L'être subconscient, 189g, p

3, BiCHAT admettait des sommeils partiels. (Voir Berillon. Introd. à l'étude de l'hypnot.. Revue de l'hypnot., i, XIV, 1899-1900, p. 89); le sommeil ordinaire est lui-même partiel.

3. VA^uNDT attribue le rêve à « l'irritation automatique persistante » ; Maudsley et Rendu vier voient « dans la personne

l\ HYPNOTFSMr: I:T SUGGrvSTIOX

L'essence du rcve est d'être absurde, comme association et enchaînement des idées. La notion de temps, de durée, d'espace, tout ce qui intervient dans les jugements élevés disparaît dans le rêve.

En même temps que l'intellectualité du rêve est inférieure, la « volonté du rêveur a un caractère « fatal : c'est une impulsion » (Dkcha.ubre). Le sujet ne dirige pas volontairement son rêve : « le « rêveur n'est pas plus libre que l'aliéné ou l'homme « ivre » (Maury).

Comme les actes du distrait, les actes du rêveur ont des rapports variables avec 0.

Dans certains cas, les communications avec O sont complètement interrompues: le sujet n'a aucune conscience* du rêve que démontrent ses mouvements ou ses cris. D'autres fois, 0 assiste au rêve sans pouvoir le modifier; il peut même essayer vainement de lutter, il discute son rêve, cherche à s'éveiller, c'està-dire à reprendre la direction... Voilà pour les communications suspolygonales.

Pour les communications souspolygonales, grandes

variétés aussi : les uns ne sentent rien, sont entière-

qui rêve an moi privé des fonctions volontaires » (Cit. Duprat, f/insfabilité mentale, p. /(8). Pour Bebgsoa ÇBdU. de l Institut psychoi. internat., 1901, p. 119), « dans le rcve, les mêmes facultés s'exercent que pendant la veille, mais elles sont à l'état de tension dans un cas, de relâchement dans l'autre. Le rêve, c'est la vie mentale tout enticrc, avec la tension, l'effort et le mouvement corporel en moins. .. Ce qui exige de l'effort, c'est la précision de l'ajustement... C'est cette force qui manque au rêveur... ».

I. « M^"^ DE Manackïine définit le sommeil : le temps de repos de notre conscience » (Dupkat, loco. cit., }». 5i).

ment sépares du monde extérieur ; d'autres conservent certaines impressions sensorielles et certains ne conservent que des sensibilités partielles, systématisées, électives : un enffint endormi, agité par un rêve, reconnaîtra la voix de sa mère, lui obéira et n'entendra ])as tout autre bruit plus i'ntejise ; de même, pour une mère que n'éveille pas un train de chemin de fer ou une voiture et qu'éveille le moindre vagissement de son enfant.

Quand l'impression sensorielle pénètre jusqu'au rêveur, si elle n'est pas assez intense pour l'éveiller, elle peut diriger, modifier le rêve.

Un bruit de cloche deviendra « un glas funèbre c( qui sera celui d'un être aimé ou le vôtre » ; à un sujet on chatouille avec une plume les lèvres, puis l'extrémité du nez ; il rêve qu'on le soumet à un horrible supplice ; il a un masque de poix sur la figure; puis, ce masque, arraché brusquement, lui déchire la peau des lèvres, du nez, du visage (Maury).

Les impressions viscérales peuvent aussi diriger les rêves. Les mauvaises digestions font rêver aux plaies intérieures ; les vertigineux rêvent chutes, navigation ou escarpolette ; les dyspnéiques rêvent de bêtes, de monstres, qui leur pèsent sur la poitrine.

Les rêves peuvent ainsi révéler un état somatique particulier. De là, dérivaient, pour les anciens, les interprétations divinatrices et, pour les modernes, les déductions séméiologiques des rêves.

« Il y a réellement, dans le rêve, disent Vaschtde et PiEROx', une source précieuse, et même une

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