Pitres. Loco cit., t. II, p. i5i
ficalion du plus léger mouvement des doigts, des lèvres ou des yeux. Une de nos anciennes malades, que plusieurs d'entre vous ont pu voir dans le service en 1882, était à ce point de vue spécial, un merveilleux sujet. Il n'est pas d'actes, si complexes fussent-ils, que nous n'ayons pu lui faire exécuter, en lui en suggérant l'idée par de petits gestes, à peine perceptibles pour des personnes non prévenues. Ai-jebesoin d'ajouter qu'il n'y avait là aucune transmission mystérieuse ou fluidique des ordres de la volonté, aucune communication magnétique établie entre l'opérateur et le sujet en expérience ? Maintes fois nous avons essayé d'indiquer un objet par le geste, tandis que par la pensée nous en désignions un autre, et toujours la malade se dirigeait vers l'objet désigné par le geste à son attention. »
3. VdiY\di sensibilité tactile et générale aussi (quoique moins facilement que par l'ouïe et la vue) on peut donner à un sujet des suggestions d'idée et d'acte.
Pour cela, on place un objet connu et usuel dans la main du sujet en hypnose. La sensation tactile de cet objet évoque dans le polygone l'image decetobjet et l'idée de l'usage habituel de cet objet. Et cette idée entraîne les actes polygonaux corrélatifs.
Ainsi ^, si on met un pain de savon entre les mains du sujet endormi, il le remue entre ses mains comme s'il voulait les laver. Si on lui présente un parapluie,