I. BiNKT et Férk. Loco cit., p
ÉTUDK ANAIATIQUE DES SUGGESTIONS 287
il l'ouvre et s'abrite dessous en frissonnant, comme s'il sentait venir l'orage.
Le psychisme, ainsi éveillé, du polygone apparaît toujours avec ses facultés et aussi avec ses limites : il ne s'exerce qu'avec des notions déjà acquises ; il n'invente pas. « La malade, disent très justement BiNET etFÉRÉ, vit sur son fonds d'habitudes; elle n'invente rien. Lin objet inconnu ne provoque aucune suggestion. »
A ce paragraphe des suggestions tactiles d'idées se rattache la question, encore difficile et controversée (quant à l'interprétation) des zones idéogènes.
Pitres ^ qui a très bien étudié cette question donne le nom de zones idéogènes « à des régions circonscrites du corps, dont l'excitation fait immédiatement surgir dans l'esprit de certains sujets hystériques, endormis ou éveillés, une pensée qui s'impose supérieurement à la conscience de ces sujets et ne peut être chassée tant que dure l'excitation qui lui a donné naissance ». Ce sont des zones dont l'excitation, par le contact, suggère au polygone une idée donnée, qui persiste tant que l'excitation dure.
Au chapitre troisième, à propos des moyens de provoquer l'hypnose, j'ai déjà cité les observations curieuses de BRAm à ce sujet (phrénohypnotisme).
Les faits qu'il constate à ce point de vue sont peu précis et souvent bizarres.
Ainsi, chez divers sujets, la pression sur l'organe du temps ])roduit le désir d' « écrire », sur l'organe de la bienveillance le désir d' « être honorable » et