L'Ipiiotismo, etc
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ne peut donc produire des effets physiques. Il faudrait, pour cela, ou qu'elle changeât physiquement les organes des sens, ou qu'elle créât la qualité physique qui doit être sentie, par exemple, le chaud, le froid, la paralysie, etc. Donc, la suggestion n'exphque pas les phénomènes de l'hypnotisme. »
Au lieu d'un argument capital et invincible, ne semble-t-il pas plutôt que nous ayons ici une argumentation et une audace de désespéré ? La réponse à faire saute aux yeux, et 31. l'abbé Lelong ne nous la fera pas non plus attendre longtemps :
« L'argument est en forme et serré, dit-il, mais le principe sur lequel il repose est faux : pour produire un effet physique sur les muscles, ou mieux un changement physiologique, une cause physique n'est pas nécessaire ; une cause morale peut le produire aussi bien qu'elle, et plus efficacement quelquefois. Une surprise, par exemple, une vive émotion, l'épouvante causée par Tappréhension d'un péril, même imaginaire, sont tout aussi propres à déterminer une perturbation considérable dans l'organisme, même une crise violente, la paralysie, la catalepsie, l'anesthésie, des hallucinations, jusqu'à la folie. L'expérience journalière ne permet pas d'en douter. Or, la suggestion est une cause morale de ce genre. Il n'est donc pas étonnant qu'elle arrive à des effets similaires.
« Mais il n'est pas besoin pour cela de changer physiquement les organes des sens', ou de créer la qualité physique qui doit être sentie. Il suffit que les organes se prêtent à produire l'impression et que les fibres sensitives soient affectées comme si elles recevaient la
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sensation désignée : c'est ce qui a lieu par le concours de l'imagination mise en activité ^ »
Le R. P. Franco, Ton se souvient à propos de quelle question, accusait M. Bernheim d'avoir commis une hérésie en médecine. Si le R. Père maintient son principe : (c que pour produire un changement physique dans les muscles, une cause physique est nécessaire, et qu'une cause morale n'y peut suffire, » M. Bernheim pouri'a accuser le R. Père, mais avec autrement de raison, d'être hérétique en psycho -physiologie.
Mais, n'insistons pas, nous aurons plus tard l'occasion de faire la démonstration scientifique de cette influence profonde de l'imagination sur l'organisme. En ce moment, le R. Père ne nous écouterait pas. Il est trop occupé à nous chercher une nouvelle preuve que la suggestion est incapable de causer et d'expliquer les symptômes hypnotiques.
Je vous ai déjà accordé, poursuit-il, que ces symptômes, pris en eux-mêmes, peuvent s'expliquer naturellement, et, si vous le voulez, par la suggestion ; mais ce que lasuggestion n'expliquera jamais, c'est cette excessive variété de symptômes, c'est la rapidité avec laquelle ils se succèdent, c'est cette révolution de toute l'organisation, c'est ce bouleversement universel de la sensibilité « univer sale disordine sensitivo », ces métamorphoses, ces changements à vue de tout l'être des sujets. Rappelez-vous donc les faits : ce même homme qui, dans un ^uart d'heure,