‹ L'hypnotisme francChapitre 116 sur 240 · Ibid.. p · texte numérisé non relu

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pirent de fait. En irez-vous conclure à l'immoralité de ces professions ?

M. Beruheim et M. Liébeault hypnotisent, à eux seuls, plusieurs milliers de personnes. Allez- vous croire qu'ils inspirent, chaque année, des milliers de « passions violentes » ? En deux ans, M. le D'' "^^^etterstrand a hy^motisé, à Stockho'.m, 3,148 personnes '. Yous figurez-vous M. le D"" Wetterstrand en présence de 3,148 sujets ayant conçu pour lui <( une passion violente et presque irrésistible )) ?

Pourquoi serait-il défendu aux hypnotisés de concevoir un sincère et profond attachement pour un homme qui parfois comptera parmi leurs grands bienfaiteurs ? « Cette affection, dit avec sa grande autorité M. le D'" Grasset, faite de reconnaissance pour le bien ressenti, ne me paraît avoir aucun inconvénient possible avec un médecin honnête qui connaît tous les devoirs de sa dignité professionnelle. Elle le dédommage un peu de l'ingratitude de tant d'autres, et ne peut être invoquée pour faire proscrire l'emploi de cet agent thérapeutique puissant -. ))

Et qu'est-ce donc enfin que l'on pourra invoquer, avec quelque fondement solide pour condamner et prescrire l'hypnotisme ? L'on avait dit : il détruit la raison et la liberté : ce n'est pas vrai ; il asservit le sujet à l'hypnotiseur, il le fait « sa chose » : ce n'est pas vrai ; on ne le produit qu'en usant de moyens condamnés par la décence : ce n'est pas vrai ; il est une source fatale de pas-

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