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La justice m'impose un autre devoir : celui de dire que lesac-

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bienfaisant, quoi qu'on en dise; et l'histoire du bien qu'il a déjà produit, si on pouvait l'écrire, serait longue et émouvante.

Mais ici je tiens à m'eflfacer encore plus que je ne l'ai fait jusqu'à présent. Je ne veux pas que rien, dans ce qui va suivre, rappelle une apologie ou un plaidoyer. Des faits, rien que des faits. 8i, par instants, j'ai pu sembler un avocat qui s'efforce de gagner l'esprit des juges, je veux désormais me réduire au modeste rôle de l'huissier, qui ne fait qu'introduire les témoins.

L'action de l'hypnotisme est particulièrement remarquable et impressionnante, quand un opérateur habile l'emploie à régulariser les troubles de la motilité. Braid nous en fournit un exemple digne de mention : « Une dame de trente-trois ans, à la suite d'une grossesse

cidents imputés aux hypnotisations de Donato et que j'ai rapportés, d'après le R. P. Franco, ont été formellement démentis.

Yoici la protestation que dis-huit sujets endormis par Donato, et la plupart étudiants, publiaient dans le journal h Secolo, n" du 31 mai 1886 :

dC Les allégations du docteur Lombroso ne sont ni vraies ni sérieuses. Nous nous portons tous fort bien, sauf le manque d'appétit après un copieux repas (textuel) . Il n'y a qu'un seul homme que les expériences de M. Donato aient rendu fou, c'est le docteur Lombroso. Quant au sujet que M. Lombroso cite nommément comme ayant contracté des attaques d'épilepsie, M. Bonorandi, il figure parmi les protestataires et il doit à la vérité de déclarer ici qu'il était sujet iV ces attaques longtemps avant l'arrivée de Donato à Turin. » Suivent dix-huit signatures.

M. Delbœuf donne des renseignements précis et curieux sur toute cette affaire dans son livre : Lhi/noptismc et la liberté des représentations pnhUqtus, p. 74 et suiv.

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très pénible, vit ses jambes devenir de plus en plus faibles, et finalement, être frappées de paraplégie avec anesthésie. Pendant quatre mois on tenta^ sans résultat aucun, les médications les plus diverses. Lorsque Braid l'examina, non seulement la sensibilité et les mouvements volontaires des pieds et des jambes étaient abolis, mais encore les genoux étaient fléchis et rigides, les talons relevés, les pieds courbés et fixes dans la position d'un varus équin... ce Je la mis, dit-il, en hypnotisme « et j'essayai alors de régulariser l'action morbide des <:( muscles et la mauvaise position des pieds et des « jambes. Cinq minutes après, je la réveillai ; elle se mit c( à remercier le ciel de ce qu'elle sentait le plan- (( cher sous elle et de ce qu'il lui était possible de (c remuer ses orteils. Je la fis lever, et, soutenue par «c son mari d'un côté, par moi de l'autre, elle put tra- « verser la chambre. » Elle fut hypnotisée quotidiennement pendant un certain temps : l'amélioration fut constante. Au bout de quinze jours, elle marchait seule ; peu de temps après, elle était guérie '. »

Le succès, en ce genre, de M. le D"" van Yelsen, de Malines, ne fut peut-être pas moins éclatant : « Il avait été invité à traiter une jeune fille de dix-sept ans, qui, ayant eu, après des chagrins de famille, une violente crise d'hystérie, se trouva paralysée du corps entier. La paralysie était complète, sauf au cou et à la face; de plus il y avait anesthésie généralisée. La malade était depuis trois ans dans cet état. On avait tout essayé :

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