‹ L'hypnotisme francChapitre 126 sur 240 · D' Cullùre, La Tliirapeutlque suggestive, p · texte numérisé non relu

D' Cullùre, La Tliirapeutlque suggestive, p

PROCES DE L'HYPXOTISME. 235

C'est qu'en effet l'hypnotisme, au service d'un honnête homme et d'un praticien bon psychologue, n'est pas seulement un moyen thérapeutique efficace contre certaines maladies organiques ou les troubles de l'imagination; il devient encore sans peine un instrument de relèvement moral à l'égard des individus frappés de déchéance.

Ecoutez M. A. Voisin, dont nous avons pu admirer tout à l'heure la patience et le dévouement véritablement héroïques : « La moralisation des enfants dépravés, dit-il, est encore un des côtés les plus intéressants et les plus importants du sujet. J'ai pu transformer absolument du tout au tout les habitudes de penser, d'agir, d'enfants et de jeunes adolescents. Je leur ai fait aimer le bien alors qu'ils n'aimaient que le mal Je les ai amenés à détester les vices auxquels ils s'adonnaient : c'est ainsi que j'ai fait disparaître chez eux les habitudes de mensonge, de vol, de débauche, etc. ' y> Combien le langage de M. Voisin est légitime, on pourra en juger par ce seul trait qu'il racontait lui-même dans un numéro de la Revue de Vlujpnofisme de 1889. Une famille lui avait amené un garçon de seize ans, dominé par les instincts les plus pervers, afin qu'il le soumît au traitement de l'hypnotisme. Le jeune homme était menteur, indiscipliné, méchant, voleur... «( Dans ces deux dernières années, les idées de vol ont beaucoup augmenté et, de plus, il est devenu débauché. Il vole sa mère pour courir les filles. Les pratiques

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