‹ L'hypnotisme francChapitre 15 sur 240 · Forel, ouvrage cité, p · texte numérisé non relu

Forel, ouvrage cité, p

2. Wetterstrand, Der Hypnotismus und seine Anivendung, etc., p. 4.

froide. S'il hésite ou a l'air d'hésiter, le sujet peut suivre cette hésitation et en subir Tinfluence contresuggestive ; il ne s'endort pas, ou se réveille. Si l'opérateur a l'air de se donner beaucoup de peine, s'il sue sang et eau pour endormir son sujet, celui-ci peut se pénétrer de l'idée qu'il est difficile à hypnotiser : plus on s'acharne après lui, moins il se sent influencé '. »

M. Forel veut faire entendre la même chose quand il s'exprime en ces termes : ce Incontestablement le meilleur hypnotiseur est celui qui sait le mieux convaincre de son pouvoir hypnotique la personne qu'il veut endormir, et qui est même capable de l'enthousiasmer Cbegeistern) plus ou moins pour l'hypnose. L'enthousiasme dans l'hypnotiseur comme dans l'hypnotisé est un facteur d'une très grande importance -. »

Une dernière qualité nécessaire à l'hypnotiste autant que toutes les autres, c'est la patience. Qui veut s'en convaincre n'a qu'à lire le petit passage suivant de M. Bevnheim, en se souvenant que celui qui parle n'a point son maître dans la pratique de l'hypnose :

ce II en est qui tombent rapidement dans un sommeil plus ou moins profond. D'autres résistent plus; je réussis quelquefois en maintenant longtemps l'occlusion des yeux, imposant le silence et l'immobilité, parlant continuellement et répétant les mêmes formules : « Tous « sentez de l'engourdissement, de la torpeur; les bras « et les jambes sont immobiles ; voici de la chaleur dans

1. Bernheim, Rapport lu q.\x Premier Congrès international de l'hypnotisme, p. 88.

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