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Delà Suffr/estion

278 L'HYPXOïISXE FRANC.

vera peut-être. De même, une mouche qui se pose sur son visage , un courant d'air froid qui lui passe sur la main, le parfum d'une fleur, un bruit, une secousse, un objet qui vient gêner sa respiration... détermineront chez lui toute une série d'imaginations, d'émotions, et parfois d'actes, — tout cela plus ou moins fantastique, bizarre, incohérent. Il est donc vrai de dire que le dormeur ordinaire est exposé à l'action, demeure sous la dépendance des agents extérieurs comme de ses dispositions organiques.

Mais il est également exposé à l'action des personnes qui l'entourent. Rappelons-nous le récit de ^I. Bernheim :

ce Récemment, je trouve dans mon service d'hôpital une pauvre phtisique qui dormait; je ne l'avais jamais hypnotisée. Touchant légèrement sa main, je lui dis : ce Xe vous réveillez pas. Dormez. Vous continuez à dormir. Vous ne pouvez pas vous réveiller. » Après deux minutes, je lui lève les deux bras ; ils restent en catalepsie. Je la quitte après lui avoir dit qu'elle se réveillerait au bout de trois minutes : quelque temps après son réveil, qui eut lieu à peu près au moment indiqué, je retourne lui causer; elle ne se souvenait de rien. Voilà donc un sommeil naturel pendwit lequel fai pu me mettre en relation avec le sujet endoi'mi; et cda seul a ronsiituèle sommeil Jujpnotique '. »

(( Il m'est arrivé souvent, trouvant un malade dormant naturellement dans mon service clinique, de lui

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