Forel, Der Hypnotismus, p
3. Erfolye destherapeutischen Hypnotismv.s in der Landpraxis.
ÔO L'HYPNOTISME FRANC.
population dont le système nerveux est aussi peu excité que possible, absolument étrangère aux agitations et aux raffinements de la vie mondaine, forte race avec un développement intellectuel normal. Parmi nous, les circonstances qui, dans les grandes villes et les centres industriels, provoquent la nervosité, font absolument défaut. De surmenage intellectuel, il n'en peut être question. La vie de nos braves gens, tous agriculteurs, vie active en plein air, sur un haut plateau entre le Jura et les Alpes, a tout ce qu'il faut pour fortifier le système nerveux ; d'autant mieux que notre population étant aisée n'a pas à souffrir les soucis de la misère, et
se procure facilement une nourriture substantielle ^ »
Comme on le voit, le pays de M. Ringier est peu propice à l'hystérie. Si les hystériques doivent être rares quelque part, c'est là. Par conséquent, s'il est un médecin qui, d'après l'idée de M. Charcot et de ses disciples, doit compter des insuccès en hypnotisation, c'est M. Ringier. Or, voici le fait : En deux ans et trois mois, M. Ringier ayant soumis aux procédés hypnotiques deux cent dix de ses campagnards, tous ont cédé au sommeil, excepté douze -.
Je n'ajouterai plus qu'une réflexion : c'est que, en bien des cas, les hypnotistes qui combattent la thèse de la Salpêtrière ont eu affaire à des sujets qu'ils connaissaient à fond, et de longue date, des amis, des parents, des domestiques. M. Albert Moll, pour ne citer qu'un exemple, hypnotise un jour un de ses parents, et