‹ L'hypnotisme francChapitre 233 sur 240 · Summa Theolog., p. I. 20, 1, ad · texte numérisé non relu

Summa Theolog., p. I. 20, 1, ad

gèrement le cœur, et par suite une faible secousse cérébrale qui amène une pâleur fugace ; aussitôt le cœur, comme un animal piqué par un aiguillon, réagit, accélère ses mouvements et envoie le sang, à plein calibre, par l'aorte et par toutes les artères ^ . »

Voilà un renseignement précieux, mais qui provoque tout de suite une question :

Le sang ainsi violemment lancé par le cœur, où se portera-t-il ? La physiologie peut encore nous le dire. Xous l'entendions tout à l'heure de Claude Bernard : il appartient au cerveau de régler la manifestation du sentiment, et le sang lui est offert comme l'agent indispensable de cette manifestation -. Le sang devra donc se rendre aux parties visées par le cerveau, c'est-à-dire par les sens intérieurs, et tout spécialement par l'imagination. (( C'est un principe fondamental, écrit Hack Tuke, répétant ce que tous les physiologistes disent de concert : Que le seul fait de penser à une partie du corps suffit pour y augmenter localement V afflux du sang et l'activité nerveuse... Mais l'intervention d'une émotion puissante augmente énormément l'effet produit ^. »

Quand MM. Burot et Mabille suggéraient, avec l'insistance que nous avons vue, à leur sujet hypnotisé qu'il allait saigner à l'endroit de son bras où ils avaient tracé des lettres, son imagination étant anxieusement fixée sur ce point, le sang devait donc y affluer avec violence, y déterminant la chaleur et les autres effets capa-

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