‹ L'hypnotisme francChapitre 28 sur 240 · Le so7nnambtdisme provoqué, p · texte numérisé non relu

Le so7nnambtdisme provoqué, p

M. Ochorowicz confirme cette manière de voir par un récit non moins amusant que démonstratif : « Une somnambule, M'^'^ X..., n'ay^^it pas été depuis longtemps magnétisée, crut avoir perdu sa sensibilité ; et un jour, en société, elle me dit qu'elle se sent aujourd'hui tellement forte, qu'elle voudrait bien essayer de me magnétiser, moi. Je me rends à cette plaisanterie, et je la laisse faire. Enthousiasmée de mon consentement elle me prend les pouces, et fixe mon regard. Pour l'amuser davantage, je feins que le sommeil s'empare de moi ; puis, tout à coup, j'ouvre les yeux et je la fixe avec l'intention de l'endormir, — et elle s'endort au bout de quelques secondes. Nous avons expérimenté sur elle au moins trois quarts d'heure. Ensuite je reprends ma position vis-à-vis d'elle, je la réveille d'un souffle, et je continue à feindre le sommeil. Me croyant réellement endormi elle se mit à battre des mains en triomphe, et elle ne put comprendre pourquoi tout le monde éclatait de rire. Elle n'a pas voulu croire que ce fût elle qui dormait * . »

Il n'est même pas toujours nécessaii'e, pour qu'un sujet se trouve sans défense contre une injonction de sommeil, qu'il ait été bien souvent hypnotisé. C'est ce que montre encore fort bien M. Ochorowicz par l'intéressante histoire que voici :

(( Une jeune fille de quatorze ans fut magnétisée par moi cinq ou six fois. Elle était très sensible, quoique moins que la précédente, d'une santé excellente (comme

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