L Ipnot'.smo, et:., p
l'hypnotisme FlîANC. 9
de fascination, et enfin de prédispositions latentes. — Mais ce sera en vain.
Xous n'ignorons pas la variété des moyens que l'on emploie pour endormir. Nous savons même qu'ils sont innombrables, puisque l'on peut endormir avec quoi que ce soit : tout y est bon. Mais c'est justement parce que tous les moyens sont bons, qu'aucun n'est vi-aiment efficace, et que nul ne peut être assigné comme cause du mal hypnotique. Est-ce donc que tout effet physique n'a pas sa cause physique propre et déterminée ? Étant donné que le feu réchauffe et que la glace refroidit, dépendra-t-il jamais d'une volonté d'homme que le contraire arrive ? que la glace réchauffe et que le feu refroidisse ? Seul l'hypnotisme fait exception à cette loi de la nature ; que toute cause physique a son opération et son efficacité déterminées? «: Est-il possible de reconnaître cette exception comme chose naturelle ^ ? »
Et que dire de la disproportion évidente qui existe entre ces causes présumées et les effets qu'elles sont censées produire ? Comment ! Voici un désordi-e physiologique d'une gravité extrême ; tout est bouleversé dans l'organisme, les nerfs, les muscles, le sang, le cerveau; les symptômes des maladies les plus graves se déclarent...., et tout cela serait l'effet d'une passe, d'un tic tac de montre, d'un simple regard jeté sur mi étui d'or ou d'argent ? En mécanique, la violence d'une secousse répond à la force de l'impulsion qui l'imprime ; en physiologie, l'altération d'un corps est en rapport constant