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PROCES DE L'HYPXOTISME. 153
à Turin, lui suggéra de venir le trouver le lendemain, à tel endroit, à telle heure. Le lendemain, à l'heure dite, l'officier se dispose à partir. Ses camarades lui barrent le passage. 11 veut partir quand même. On le retient par force : et il tombe dans une violente crise de nerfs...
Décidément, les symptômes de cette maladie de l'hypnose ne sont pas plus naturels que les causes. C'est un mal dont VètioJogie et la diagnose vous jettent en dehors de toutes les lois de la physique et de la pathologie ' .
Et que faut-il eu dire au point de vue de la jjrognosc et delà thérapeutique? Oh! c'est fort simple : comme un ordre de l'opérateur Ta fait naître, un ordre la fera disparaître. — « Dormez » : et l'on dort. — « Réveillezvous » : et l'on se réveille. Mieux encore : sans dire un mot, cet étrange thaumaturge souffle légèrement sur le visage de la personne endormie ; et le sommeil, avec la perturbation profonde qu'il avait jetée dans tout l'être, s'évanouit à l'instant.
ce Etant donné tout cela, voici nos conclusions : L'hypnose, de l'aveu de tous les médecins, est une maladie nerveuse, passagère mais violente, artificiellement provoquée. Elle présente des symptômes visibles et palpables, mais dont la naissance n'a rien de naturel. En vain crie-t-on : hypnotisme. Ce n'est qu'un mot. Si les hommes de science y réfléchissent un moment, ils constateront que ce maîtres grave naît sans causes proportionnées, que l'acte hypnogène est insignifiant en comparaison du mal qu'il déchaîne, et que, par surcroît, il