‹ L'hypnotisme scientifique (volume 2)Chapitre 113 sur 208 · CHAPITRE · texte numérisé non relu

CHAPITRE

l’ortlonnaucc, elle répondit ([iie ce papier ii’opcrerait point; malgré cela la vésication eut lieu et la plaie siij)pura pendant dix à douze jours. Cette expérience fut répétée avec le concours du D*' de Bonis, qui fournit lui-méme le papier ; le résultat fut le môme.

Bourru et Burot ont signalé la possibilité de provoquer des épistaxis par suggestion bypnoti(|ue : après avoir mis un jeune homme eu somnambulisme, ils lui dirent : « Ce soir, à quatre heures, tu te rendras à mou cabinet, tu te croiseras les bras, et tu saigneras du nez », l’épistaxis eut lieu. Un autre jour ils tracèrent son nom avec l’extrémité mousse d’un stylet, sur ses deux avant-bras et lui suggérèrent de saigner sur les ligues ainsi tracées; le sang coula en ces endroits.

Mabille observa des faits semblables; ayant endormi uni hystéro-épileptique, il traça une lettre sur chaque avant-bras :]

« A quatre heures, lui dit-il, tu saigneras de tes bras. » —

« Je ne peux pas saigner du côté droit, répond le malade, c’est le côté paralysé. » A quatre heures le sang coula à gaucbe.| Mabille répéta cette expérience devant une quarantaine de personnes : le sujet étant en somnambulisme, il traça une lettre sur le poignet gauche : « Tu vas saigner de suite de cet endroit. — Cela me fait grand mal. — N’importe, je t’ordonne de saigner. » Le membre devint turgescent, la lettre se dessina rouge et saillante; enfin des gouttelettes de sang apparurent, mais au lieu de suinter à l’endroit indiqué, ce fut à l’endroit] de la lettre tracée l’avant-veille que le sang apparut. l'j

Burot lut au nom du D’’ Mabille, au congrès de Grenoble,^ en 1885, une note sur les hémorrhagies cutanées par auto^ suggestion dans le somnambulisme provoqué : « Le 5 août 1885, disait Mabille, à ma visite vers huit heures et demie du matin, en présence de M. le D‘’ Ramadier, médecin-adjoint de l’asile de Lafond, et de M. Cbamelot, interne du service, je plonge V... dans le somnambulisme; désireux de combattre les insomnies du malade, je lui dis : « Ce soir à huit heures, vous direz au gardien Ernest : « Ernest, venez donc me^ coucher, j’ai besoin de dormir. » Puis vous irez vous coucher et vous dormirez jusqu’à cinq heures du matin. Pendant votre

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