CHAPITRE III
V... s’csl réveillé exaclciiient à eimi heures précises du nmliuj sans savoir qu’il avait dormi et avec la conviction (pi’il sortait de cueillir des Heurs dans le jardin de l’asile... »
Dangers de l’hypnotisme et des représentations publiques.
Liébault et Bernheim ne croient pas que l’hypnotisme puisse être le point de départ d’accidents bien sérieux; ils insistent cependant sur ce point que les manœuvres hypnotiques doivent être pratiquées prudemment et en connaissance de cause : « Pour ma part, dit BernheinP, sur des milliers d’hypnotisations que j’ai pratic[uées, je n’ai jamais vu le moindre inconvénient en résulter. Sans doute, des sujets très impressionnables peuvent, sous l’influence émotive d’une auto-suggestion, présenter quelques troubles nerveux, mais ceux-ci, un opérateur prudent les calmera toujours par la suggestion. »
En 1885, Delbœuf partageait les préjugés {sic) courants touchant les dangers de l’hypnotisme, mais bientôt, après avoir expérimenté lui-même, il en vint à croire à l’innocuité absolue de ces pratiques : « Alors, dit-iP, sachant voir ce qui est et non pas ce que je préjuge, je m’aperçus bientôt que le sommeil hypnotique était inolFensif, assimilable au sommeil naturel. »
Morselli® émet une opinion analogue à celle de Delbœuf : « Quant aux accidents attribués aux manœuvres de Donato, je partage votre manière de voir, écrit-il à Delbœuf. Il n y a eu que de l’exagération, du parti pris et de la jalousie. On a vu
1. Bernheim, Lettre à M. Delbœuf, in l'hypnotisme devant les Chambres législatives Belges. Bruxelles, 1892, ’p.
2. Delbœuf, L'hypnotisme devant les Chambres législatives Belges. 1892, p. 23.