‹ L'hypnotisme scientifique (volume 2)Chapitre 116 sur 208 · Morselli, in Delbœuf, loc. cil., p · texte numérisé non relu

Morselli, in Delbœuf, loc. cil., p

DOCTRINES DE l/ÉCOLE DE NANCY.

,i alors des hommes qui, quatre jours auparavant, ne savaient ce Il que c’était que l’hypnotisme et qui croyaient (pie les phéno- M mènes obtenus par Donato étaient pui'o IViponuorie, s’ériger en ij juges de la question et la résoudre sans avoir aucune connaisij sauce théorique ou pratique. »

: Cependant Morselli pense, comme Liébault et Bernheim, que

il l’hypnotisme, manié' par des mains inexpérimentées, peut I amener des accidents fâcheux : « Mais je suis convaincu, ditil, que l’hypnotisme, manié par des mains imprudentes, peut [i être dangereux. J’ai vu quelques effets morbides sur des individus névropathiques et sur des hystériques. »

Bérillon et Déjerine émettent un avis semblable : u Mais, de là à admettre avec M. Zimmermann, dit Déjerine^ que l’hypnotisme thérapeutique puisse avoir de fâcheux résultats, c’est lâ une proposition à laquelle je ne saurais souscrire. On peut dire, en effet, de l’hypnotisme thérapeutique que, lorsqu’il est manié par des gens compétents, il est absolument inolfensif. » Tuckhey et De Joug ont tenu le même langage : « Quant aux dangers moraux (de l’hypnotisme), dit De Jong^, ils sont autant niés qu’affirmés. Mon opinion personnelle est qu’il n’y faut pas attacher une trop grande importance. En ce qui concerne les dangers physiques^ jpse affirmer, tant par mon expérience que par celle de mes collègues qui se sont livrés à un sérieux examen, que le traitement psychique, appliqué avec prudence et discernement, n’en offre pas plus que tout autre traitement médical. «

Liébault, Bernheim, Delbœuf, Morselli, sont d’avis que les séances publiques d’hypnotisation ne doivent pas être interdites : « Maintenant que j’ai eu les loisirs pour réfléchir, dit Liébault^, je suis déjà depuis longtemps persuadé qu’il n’est nul besoin de réglementation pour l’exercice de l’hypnotisme... Qu’est-ce que ces appels à la réglementation de l’hypnotisme? Un non-sens. Parce que les médecins ont le privilège et de tuare et de seignare per tolam terrain, privilège contre lequel

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