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SUR LA FORCE VITALE

Après avoir fait cinq communications (Académie des sciences, 1891, Congrès de Marseille pour l’avancement des sciences. Société de médecine pratique, Société d’hypnologie, Société d’électrothérapie), Baraduc réunit en un volume l’exposé de ses recherches sur la force vitale.

Cet auteur ne s’est pas borné à émettre des idées théoriques sur l’existence dTm fluide vital, il a cherché à prouver expérimentalement son opinion.

A cet eflet, il s’est servi du magnétomètre de l’abbé Fortin, (figure 51, pl. 17), appareil d’une grande sensibilité. Baraduc oriente l’aiguille suspendue dans la ligne sud-nord, de façon à ce que cette ligne passe par le plan médian du corps de la \ personne observée ; ses bras sont appuyés contre le mur ou i soutenus par des accoudoirs. La personne présente l’extrémité

CIIAPITEE V.

digitale d’iiiie main à une des extrémités de J’aiguille, de façon à ce (|u’à travers la cloche de verre la main soit perpendiculaire au plan de l’aiguille. Au bout de deux secondes, on observe un écart de raiguillc, dont l’allure est différente suivant les individus en expérience.

Baraduc établit quatre lois fondamentales ;

1“ Loi de conslalalion de raclion. — Impression de l’appareil par la force vitale, qui, suivant son mode en nous, détermine t l’allure de l’aiguille ;

2® Loi des formules 'biométriques. — L’aiguille reflète notre ) formide biométiùque, dont l’auteur a constaté dix-sept types ; fondamentaux ; )

3“ Loi des transformations des formules. — Ces transforma- , tions peuvent dépendre des modes électrolhérapiques (phy- ! siques), ou bien du verbe, de la volonté exprimée et sug- j gérée (psychiques) ; *

4“ Établissement de la formule de vitalité normale pré- i sentant des alternatives éCévolution physico-psychique et I à'mvol'ution psycho-physique.

L’aiguille manifeste des attractions ei des réjndsions : sur 300 cas observés, Baraduc a vu le degré d’attraction comparé j au degré de répulsion, être comme 3:1. Il en conclut que | sur quatre unités de force universelle, trois de force de vie | universelle pénètrent en nous, que deux y séjournent pour ; constituer le corps vital et que une retourne à la force cos- j mique universelle. >

Sur ces 300 cas, 227 fois la main droite a attiré l’aiguille, i c’est-à-dire 3 fois sur 4, tandis que la main gauche a attiré ■ 107 fois et repoussé 109 fois.

La force vitale est différente des manifestations du mouve- ^ ment actuellement connu : les modes d’énergie connus sont de grands consommateurs du mouvement libre, consommation qui s’accompagne toujours d’attraction, tandis que la force vitale est caractérisée par un jeu intelligemment établi des mouvements d’attraction et de répulsion.

La température des mains ne modifie pas les mouvements de l’aiguille ; Baraduc a vu les deux mains, qu’elles fussent

nOCTHINES DE II. lUIIADUn.

chaudes ou tVoidos, repousser ou attirer ensemble, comme séparément (fig. 33).

La force vitale se traduit par des phénomènes d’appel et de restitution de vie; cette force est partout, pénétre partout; elle pénétre dans l’homme sans moyen de canalisation, sans avoir besoin d’intermédiaires organiques, sans être modifiée par l’interposition de corps qui arrêtent la chaleur, l’électricité, etc. rour prouver ce dernier fait, Baraduc interposa un bloc de glace entre la main de la personne en expérience et l’appareil (fig. 52), les mouvements de l’aiguille furent semblables à ceux qui se seraient produits sans interposition de glace ; dans une autre expérience, l’auteur place son appareil sous une cloche, dans laquelle il fait le vide, l’aiguille n’en manifeste pas moins les mêmes déviations (fig. 54) (expérience faite en présence de Richet et Iléricourt).

Les modes de l’énergie connus ne modifient ni ne transforment la force vitale, ils aident à son mouvement d’évolution. Les efforts de volonté ont, au contraire, une action puissante sur le mouvement de la force vitale : la fatigue cérébrale produit l’attraction.

Baraduc a cherché à reproduire les expériences de Luys , Reichenhack et de Rochas sur la visibilité des effluves; un sujet endormi déclara voir du côté de la main expansive, répulsive, une projection de lueur bleuâtre sous forme de petites étincelles allant à l’aiguille, tandis que la main attractive était entourée d’un nuage gris bleu en forme d’étoupe, sans étincelles (Fig. 58, pl. xviii).

Ayant endormi une personne, l’auteur lui suggère de repousser l’aiguille, cette dernière recule de 20 degrés; nous pouvons donc projeter notre force vitale, extériorer notre force psychique, nous pouvons même intéi'iorer en nous de la force de vie, « c’est-à-dire, dit Baraduc, qu’on peut savoir se reposer,

se refaire, comme savoir s’intériorer , se communiquer

et la formule change * »

Le corps vital fluidique serait, d’après l’auteur, établi par la somme de force ayant pénétré en nous et ne s’étant pas

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