CHAPITRE IV
SOUS le nom d’allraclton et dont les manifestations sont appelées gravitation, cohésion, adhésion, affinité chimiipje, magnétisme, électricité, etc. Mais l’attraction est-elle le point de départ extrême, initial de rimpulsion? Non, il existe pardelà une imj)ulsion plus extrême, plus initiale, qui est la uo/f/mn.
La seule réalité démontrahle, c’est l’esprit; les qualités de toute chose autre que le moi sont radicalement indémontrahles.
« L’existence de ipioi que ce soit en dehors de l’esprit est une pure hypothèse, et une hypothèse à jamais impossible à
vérifier si la matière existe, elle ne peut être supposée d'une
autre essence que de l’esprit’. »
Voici les conclusions de Durand® :
« I. — Il n’existe qu’une première essence, qu’un principe et qu’un moteur dans l’univers, c’est la force consciente, c’est une force constituée par les propriétés de sentir, de penser et'’ de vouloir, et, pour employer un terme consacré par l’usage;, c’est l’âine, ce sont les âmes, et tout ce qui se manifeste en. | est, ou en est formé ; ^ J
« IL — L’àme, élément et moteur universel, est elle-même'; sa loi, et cette loi, adéquate à la raison, est une loi absolue, et inviolable des choses ; c’est la loi rationnelle, c’est la mathématique, c’est le logos, qui était au commencement/' qui était en Dieu. » |
« III. — Toutes les âmes sont essentiellement égales : elles i diffèrent seulement dans leurs manifestations actuelles, etj cette différence intrinsèque tient tout entière au mode d’agré-^i^ gation et à l’importance fonctionnelle des agglomérations^organiques ou organismes dont elles sont respectivement etjti pour le temps actuel les centres directeurs. f"
« IV. — Les organismes, distribués par ordres progressifs d’après leur développement et leur importance, forment une^ hiérarchie qui s’étend à l’infini, et dont toute âme est appelée à occuper successivement tous les degrés. »