Réponses à mon questionnaire
DISCUSSIONS ET OPINIONS PERSONNELLES. 291
Lajoie (de Nashua-New- llarnspire). « Non, si ce u’est celle d’iui sommeil ordinaire, calme. »
De Jong (de la Haye). « Je n’ai pu en constater, si ce n’est sous l’inlluence de la sug'g’estion. »
David (de Narbonne). « Oui, suivant les procédés d’hypnotisation. Avec Je procédé de Liébault, ces modifications ne doivent pas se manifester. »
JIenrik Petersen (de Boston). « Dans les cas les plus favorables, les modifications sont presipie nulles, s’il y en a. »
I Burot (de Rocbefort). « 11 peut y en avoir. »
OcHOROWicz (de Varsovie). « Oui, mais sans règle générale.
; Il parait que, le plus souvent, il y a hyperémie, du moins par-
i belle, du cerveau. Il est certain qu’après une hypnotisation
I bien conduite, la circulation se régularise dans les extrémités et par conséquent dans tout le corps. »
Baron von Schrenck Notzing (de Munich). « La respiration et la circulation se comportent dans l’hypnose profonde comme dans le sommeil normal. »
Sans faire intervenir la suggestion, je n’ai observé que des modifications bien peu accentuées de la respiration et de la circulation ; j’ai généralement observé une accélération , momentanée de ces deux fonctions au moment de l’invasion de l’hypnose, mais je pense, aA^ec Beaunis, que cette accélération ' est due à l’appréhension du sujet; elle ne peut être inhérente à l’hypnose môme, puisqu’elle n’existe qu’au moment de l’invasion. D’ailleurs ces phénomènes ne se manifestent générale7 ment que lors des premières séances d’hypnotisation; lorsque I le sujet est entraîné, il s’endort instantanément, sans présenter i aucun symptôme respiratoire ni circulatoire.
La suggestion peut, au contraire, produire des perturbations notables de ces deux fonctions : si l’on suggère au sujet une vive frayeur, ou une émotion violente, on provocjue l’accélération réelle des fonctions cardio-pulmonaires.
Bien que n’ayant pu, comme Beaunis, accélérer et ralentir directement ces fonctions par suggestion, je crois à ces expériences; elles sont précises, mathématiques, et elles ont été exécutées par un physiologiste habitué à ce genre de recherches.
CIIAPITIIE VI.
Les zones idéogènes.
Les zones idéogènes exislenl-elles?
Voici les réponses de plusieurs auteurs’.
Dumontpallier (de Paris). « Oui. »
Marot (de Paris). « ? »
Pitres (de Bordeaux). « Oui. »
Luys (de Paris). « ? »
David (de Narbonne). « L’expérience démontre leur existence. »
Burot (de Bochefort). « Elles peuvent exister. »
G. Ballet (de Paris). « Oui. »
.loiRE (de Lille). « Oui, si l’on entend par là que des variations dans la sensibilité de différentes zones provoquent l’apparition et la disparition d’idées et de sentiments divers. » IIenrik Petersen (de Boston). « Je n’en sais rien. »
Sanchez IIerrero (de Madrid). « Non. »
Beaunis (de Paris). « Je ne le crois pas. »
Brémaud (de Brest). « Je n’ai jamais observé de zones idéogènes que sur des sujets ayant déjà passé par d’autres mains. Les sujets que j’ai pu observer et qui sont restés vierges de tout contact étranger n’ont jamais présenté de zones idéogènes. Sans les nier, je les crois le plus souvent le résultat de suggestions inconscientes, et combien il est facile de suggérer quelque chose sans le vouloir à un hypnotisé suggestible! » Lajoie (de Nashua-New-Ilamspire). « Je n’eu ai jamais observé, si ce n’est chez des sujets qui le savaient, c’est-à-dire entraînés. »
De Jong (de la Haye). « Les zones idéogènes n’existent pas selon mes expériences. »