‹ L'hypnotisme scientifique (volume 2)Chapitre 145 sur 208 · Réponses à mon questionnaire · texte numérisé non relu

Réponses à mon questionnaire

C1IAIMTU15 VI.

UiîAUNis («le l*;ii‘is). « (Vcsl, un pliéiioiiH'iie «rinliibitiou produit par la volonté de riiypnotiseiii' sur l’activité céi‘él>rale du sujet. »

lîiiKMAiii) (de Hrest). « L’ét.it |),irli«iulier du sujet. » i’iTUES (de Bordeaux). « ? »

Luys (de Paris). « Uu état spécial du système uei’veux. » La.ioie (de Naslma-N(i\v-I laïuspire). « .le ue sais si je couipreuds bien la «piestiou, mais voici : perte leubî ou subite de l’extéi-iorisatiou, due au commaudemeiit chez le sujet entraîné, ou à la poursuite suivie de l’idée du sommeil chez les autres, ou sans cause apparente, comme chez mon enfant de 12 ans. » De Jong (de la Haye). « La cause du sommeil hypnotique est la conviction du sommeil (donnée par suggestion). »

Le Menant des Cuesnais (de Ville-d’Avray). « La cause physique du sommeil hypnotique est une certaine modification du fonctionnement organique du sujet, due à une disposition psychique spéciale de ce dernier et de son hypnotiseur consistant dans les faits suivants : plus le sujet a foi dans la puissance de son hypnotiseur, plus il soustrait son organisme à l’action de ses facultés supérieures.

Et inversement, plus l’hypnotiseur sent ou suppose son sujet passif, plus il devient actif et donne, même à son insu, une plus grande énergie à son regard, à sa voix, à ses affirmations.

Dès lors, il se passe dans la profondeur de l’organisme du sujet un fait très intéressant. La vibration organique toute entière de ce dernier est modifiée par celle de 1 hypnotiseur avec tendances harmoniques variables.

Dans cet état, toutes les suggestions peuvent être acceptées par le sujets aussi bien celle du sommeil que toute autre, et souvent sans qu’il lui soit possible de s eu rendre compte.

Je ne puis ici développer ce point qui est pour moi 1 objet d’une étude particulière ; il suffit du reste à votre travail actuel qu’il vous soit signalé. »

David (de Narbonne). « L’état inhibitoirc des centres intellectuels : la disparition du moi. »

IlENftiK Petersen (de Boston). « La suggestion principalement, aidée, peut-être, d’une irritation périphérique. »

DISCUSSIONS UT OPINIONS PEUSONNKLLES

Burot (de Bochelbrt). « DifFérence d’équililire (ou de potentiel) entre l’influx cérébral conscient et inconscient. »

OcnoROWicz (de Varsovie). « Les causes sont toujours multiples, mais l’auto-suggcstion en est la principale. »

On le voit, la question posée n’a pas été comprise, dans le sens que je lui attribuais, par tous les auteurs qui ont bien voulu me répondre ; en demandant quelle est la cause de l’hypnose, je faisais allusion à la cause interne, organique ou fonctionnelle, qui correspond à cet état.

Faut-il, par exemple, admettre la théorie de Rumpf, de Preyer, de Carpenter, de Brown-Séquard ou de Liébault? Sanchez Herrero, Voisin, Beaunis, David, Bernheim, admettent la théorie inliibitoire de Brown-Séquard. C’est cette théorie qui, jusqu’à présent, est la plus satisfaisante; je m’y rallie volontiers : je dirai donc que, dans l'état actuel de la science, la cause intime de l’hypnose réside essentiellement dans des actes d’inhibition et de dynamogénie ; l’inhibition frappant certains centres, d’autres centres présentent une exaltation proportionnelle à l’inhibition des premiers. Ainsi s’explique la disparition plus ou moins profonde de la volonté, de la sensibilité à la douleur, l’exaltation fréquente de certains sens spéciaux, la soudaineté des réactions motrices, l’exaltation de l’imagination, de la mémoire, l’automatisme. Mais les centres inliibitoires cérébraux possèdent aussi une action modératrice sur les réflexes bulbaires et médullaires ; d’où, pendant l’hypnose, exagération des réflexes spinaux.

ciiAPiTur: VI.

vr

Modifications de la respiration et de la circulation chez les

hypnotisés.

Voici les réponses de queOpies auteurs à la (piestiou suivante : V a-t-il des modifications de la respiration et de la circidation?'^

Dumontpallier (de l^aris). « Oui. »

Sanchez IIerrero (de Madrid). « Non, du moins comme phénomène constant, parfois elles s’accélèrent. »

Marot (de Paris). « ? »

Azam (de Bordeaux). « Il m’a semblé que le pouls était plus rapide et la respiration plus fréquente, mais ces variations sont peu importantes.

A. Voisin (de Paris). « Peu de modifications de la respiration et de la circulation. »

Beaunis (de Paris). « Les modifications du début, de la circulation et de la respiration sont dues à rappréheusion du sujet ou au manque d’babitude de l’hypnotiseur. Une fois le sommeil hypnotique bien établi, la respiration et la circulation sont calmes et rég-nlières. »

Brémaed (de Brest). « Quand j’endormais les malades par ordre énergique, je constatais toujours une augmentation momentanée et courte de la respiration et des mouvements du poids. Eu endormant par persuasion, je n’ai jamais observé aucun changement notable, quelquefois un léger ralentissement. »

Pitres (de Bordeaux). « ? »

Luys (de Paris). « Oui. »

G. Ballet (de Paris). « Oui. »

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