‹ L'hypnotisme scientifique (volume 2)Chapitre 149 sur 208 · Hépousos à mon questionnaire · texte numérisé non relu

Hépousos à mon questionnaire

DISCUSSIONS ET OPINIONS PERSONNELLES

c. « Je ne l’ai jamais constaté, mais pai* déduction, je le

■ crois possible. »

d. Jamais constaté. »

c. « Jamais constaté. »

f. « Jamais constaté. »

David (de Narbonne). « Le transfert est indéniable. » a. « Le transfert ordinaire se rencontre généralement chez tous les sujets hypnotisés. »

( b. « Le transfert à l’aide des couronnes aimantées de Luys se " ; montre fréquemment. »

J.': c. « Le transfert des halliicinations n’est pas rare. »

: - d. « Le transfert bilatéral se rencontre chez les sujets pré-

J I parés à cet effet. »

H e. « L’hypnoscope d’Ochorowicz réussit surtout chez les { • sujets préparés. »

\ f. « La visibilité des effluves magnétiques et électriques de j ■ Luys est incontestable, mais il faut des sujets exceptionnels. » Burot (de Rochefort). « Le transfert existe dans les grands J * états hypnotiques, mais il faut une certaine mobilité dans les I ' vibrations nerveuses. Il peut se faire par différents moyens.

« La visibilité des effluves n’est pas impossible. »

OcHOROwicz (de Varsovie). « Certainement, avec ou sans sug- ^ h gestion, dans toutes ses formes. L’bypnoscope agit principale- J ment par attention expectante , mais l’action physique de l’ai- ^ ; mant peut être prouvée quelquefois, quoique rarement, dans ^ ' de bonnes conditions. Il ne faut pas tenir compte des sensa- ! ) tiens, mais de l’anesthésie qu’il provoque. Je n’ai jamais vu î ï une personne éminemment hypnotisable et insensible à hhyp- . ^ noscope, et réciproquement. La suggestion peut anéantir l’ac- ; tien de l’hypnoscope ; elle peut simuler l’action avec un hypnoscope faux (en bois, etc.). Mais la réussite seule d’une expérience hypnoscopique (sur le doigt indicateur), par n’importe quel moyen, prouve toujours une sensibilité hypnotique proportionnelle au degré de l’anesthésie obtenue. C’est un moyeu précieux de diagnostic, non seulement au point de vue de 1 hypnotisme, mais comme signe de l’état particulier du système nerveux en général, physiologique ou pathologique,

aiAI'ITHE VI.

surtout l()rs(|u’ou oxpcrimciitc des deux côtés et sur diü'éreiits meiubres de lu iiiôine ramille. Je n’ai pas pu vérifier la visibi- , lité des effluves iiiagnéliques de Ueiebenbaeb (Luys). »

G. Ballet (de Paris). « Oui. »

a. « Oui. »

b. « Bien de moins prouvé. »

c. « Oui. »

Beaunis (de Paris).

a. « Non. »

b. « Je ne le crois pas. »

c. d. e. /'. « Je n’ai pas d’expériences sur ce sujet. »

Lajoie (de Nasbua-New-lIainspire). « Le transfert peut se faire

ou d’une partie du corps à une autre, ou à un objet inanimé.

« Voici une expérience faite le 8 mai 1892. Une dame M. . ., âgée de 26 ans, santé excellente, mais souffrant depuis des semaines d’une sciatique gauche ; je lui suggérai, à la troisième séance d’hypnose, de briser le pied d’une vieille chaise et de tout jeter dans sa cave, et qu’elle serait guérie; pas d’amnésie au réveil, et M”” M. .. me demande si j’espère la guérir par un moyen aussi singulier. Je la renvoie, elle exécute mes ordres et fut guérie. J’avais averti son mari de faire réparer la chaise au bout d’une dizaine de jours. M. . ., quatorze jours après avoir brisé la chaise, est revenue à mon cabinet et souffrait de nouveau de sa sciatique depuis la veille, c est-àdire depuis qu’elle avait vu la chaise reparée. Alors, sans l’endormir, je lui dis de briser le pied une seconde fois et de tout brûler. Il y a plus de deux ans de cela et la sciatique n’est pas revenue. »

b. « Je n’ai pu l’obtenir. »

/, « Oui. »

De Jong (de la Haye). « Le transfert est un produit de suggestion et se manifeste seulement si le sujet comprend la signification de l’expérience ; un grand nombre d expériences m’ont démontré ça. »

BiiÉMAUD (de Brest). « On obtient tout cela par suggestion. En dehors de la suggestion : l’électricité, l’aimauU ont-ils

DISCUSSIONS KT OPINIONS PEIISONNELLES

nue action (|uelcoiique ? J’ai essayé et n’ai obtenu aucun résultat.

« Une feuille de papier qu’on dit magnétisée peut faire un excellent hypnoscope.

« Des hystériques hypnotisés peuvent voir tout ce qu’on leur ordonne de voir. Des hypnotisés qui ne voyaient aucune eflluve et affirmaient ne rien voir, en voyaient de toutes les couleurs quand on les avait suffisamment dirigés dans cette voie. Présentée par un confrère non prévenu celui-ci pourrait prendre cette visibilité comme sincère. Il est, je erois, très facile de mystifier un homme de bonne foi. Je ne crois qu’aux premières expériences sur des sujets vierges. »

IIenrik Petersen (de Boston). « Autrement que par la suggestion , je ne crois pas ; ma conviction est (jue l’aimant n’exerce aucune influence sur le système nerveux et l’état psychique. »

a. h. c. d. e. « Non. »

f. Oui, comme lumière ou clarté, sans pouvoir les classer magnétiques ou électriques.

Déjerine (de Paris). « Le transfert sous toutes ses formes est pour moi uniquement dû à la suggestion. »

Baron von Schrenk Notzing (de Munich). « Je ne puis le considérer que comme un produit de suggestion. »

« Egalement l’hypnoscope avec lequel j’ai constaté de nombreuses expériences de contrôle, n’agit d’après moi que par suggestion. »

Donc, pour Duinontpallier, Pitres, Luys, David, G. Ballet, Burot, Lajoie, Joire et Ochorowicz le transfert ordinaire existe; pour Beaunis, de Joug, Brémaud, Henrik Petersen, Déjerine et von Schrenck, il n’est qu’un eflet de la suggestion. Pour Dumoutpallier, Luys, David, Burot, Joire et Ochorowicz, le transfert à l’aide de couronnes aimantées est réel. Pitres en doute, Lajoie, Beaunis, de Joug, Brémaud, Henrik Petersen, Déjerine et von Schrenck en nient l’existence.

Dumontpallier, Luys, David, Burot, G. Ballet, Joire et Ochorowicz croient au transfert des hallucinations; Pitres et Lajoie en doutent; De Jong, Brémaud, IIenrik Petersen, Déjerine et von Schrenck n’y croient pas.

CIIAIMTIIK VI.

JjO Iriiiisrerl hilaléi-al exista pour Dumontpallier, David, Diirot et Ochoi'owicz; il est douteux pour IMtres, Luys, Joire et Lajoie, et n’existe pas pour De Joug, Dréinaud, lleiirik Petersen, Déjerine et von Schrenek.

L’hypnoscope j)ossède une réelle valeur selon David et Durot; son aclion est pi'ol)léinati(|ue pour Pitres, .loire et Lajoie; elle est nulle pour Duinontpallier, Luys, De .long, Dréinaud, llenrik Petersen, Déjerine et von Schrenek.

Enfin, la visibilité des efiluves magnétiques et électriques est admise par Luys, David, Durot, Lajoie et Ilenrik Petersen; elle est douteuse pour Pitres et Joire et elle n’existe pas pour Dumontpallier, De Jong-^ Drémaud, Déjerine et von Schrenek.

Je ne puis mieux faire, pour exposer ma manière de voir à propos de ces questions, que de reproduire un extrait de la communication que je fis en juin 1894 à la Société des Sciences médicales de Bruxelles’.

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