Réponses à mon questionnaire
UIAIMTUE VI.
.luiuE (de Lille). « Non, le [)lus souvent, riiallucination suggérée est purement [)syclii(ine. »
Tons ces auteurs admettent que riiallncination suggérée se comporte comme une sensation réelle, excepté Dumontpallier, Marot, Luys et Beaunis, qui doutent; llenrik Petersen et Joire, qui nient.
Bcrnbtim admet ce phénomène et, à l’exemple de Brémaud, Binet et Feré, il croit qu’il dépend uniquement de la suggestion : si le prisme dédouble l’hallucination, si la lorgnette la rapproche ou l’éloigne, si le miroir la réfléchit, si la loupe la grossit, c’est que te sujet se guide sur les modifications que subit un point de repère.
Si le sujet reconnaît, entre dix cartons blancs identiques, celui sur lequel on a suggéré un portrait, c’est encore qu’il reconnaît un point de repère, imperceptible pour les personnes éveillées.
J’ai posé la question suivante : L’hypnotique prend-il des points de repère pour localiser l’hallucination ?
Voici les réponses' :
Sanchez Herreuo (de Madrid). « Oui. »
Marot (de Paris). « Expérience de la photographie de Charcot, la carte blanche étant renversée après la suggestion du portrait, le sujet la retourne pour la mettre dans la première position : celle où on lui a donné l’hallucination. »
Brémaud (de Brest). « Oui, j’ai formulé la théorie du point de repère avant que MM. Binet et Féré se soient occupés de la question ; voici textuellement ce que j’écrivais en janvier 1884 {Des differentes phases de l’hypnotisme et en particulier de la fascination, p. 13):
« Maintenant, mettons rapidement devant 1 œil droit de Z... un verre prismatique. Sa figure exprime une stupéfaction évidente; demandez-lui la cause de cet étonnement, vous entendrez la réponse. Ils sont deux maintenant. — La conclusion me semble évidente et forcée; des rayons qui n’existent pas ne peuvent pas être réfractés et là il y a eu par un phénomène