‹ L'hypnotisme scientifique (volume 2)Chapitre 43 sur 208 · OchOrOWICZ, La suggestion mentale. Paris, 1887, p · texte numérisé non relu

OchOrOWICZ, La suggestion mentale. Paris, 1887, p

nOf.TniNKS T>E l’école de paris.

mentale appareille : im homme séi'ieiix clëclara un jour qu’il croirait aux esprits s’ils pouvaient lui dire le nom de baptême de son grand-pêre ; on récita l’alphabet et les coups frappés sur la table indi(iuêrent le nom d’Adalbert, ce qui était exact.

Ocborowicz, ne croyant pas aux esprits, voulut répéter cette expérience, il assista à une séance de spiritisme dans laquelle ou demanda à la table le nom de la grand’ mère d’une dame êgée restée étrangère à l’action. La table répondit exactement, mais, vérification faite, une jeune fille présente avait souvent entendu ce nom ; elle avoua même s’en être rappelé pendant l’expérience. Croyant à une suggestion mentale, Ocliorowicz imagina un nom de fantaisie, la table répondit par un autre nom; il fît semblant d’écrire un mot sur un morceau de papier, la table répondit « louche » mot auquel il n’avait pas songé. « Il devenait donc évident, dit-il, que la fantaisie inconsciente des médiums, ferait fausse route chaque fois qu’elle ne serait point guidée par une suggestion. »

L’auteur présente une enveloppe. — « Qu’y a-t-il dans cette enveloppe, dit-il. Est-ce une lettre, un billet de banque ou une photographie ?

— C’est une photographie.

— D’un homme ou d’une femme?

— D’un homme.

— Quel âge a-t-il? »

« La table frappe 23 coups, ce qui était juste et tout le monde crie au miracle, mais, réflexion faite, il y avait de nombreux indices pour guider le médium; l’enveloppe dessinait assez bien la forme d’une carte photographique; de plus, lorsque la table avait frappé le 23“ coup, Ochorowicz s’était empressé de dire : « C’est juste. »

Je ne puis décrire toutes les expériences de suggestion mentale apparente que mentionne Ochorowicz, il insiste surtout sur l’étude des tours merveilleux des magnétiseurs, tels que Donato et Cumberland; il montre que ces prétendues divinations de pensées, vues à distance, etc., dépendent uniquement de l’éducation du sujet. On sait d’ailleurs, depuis les recherches de (Dey et Richet sur les mouvements idéo-

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moteurs, que le cumberlanclisme est dû tout simplement à des mouvements involontaires perçus par le sujet. Tous cesphénomènes dépendent d’une idéoplasiie des mouvements,, d’une suggestioji mécanique.

Dans un second chapitre, Ocliorowicz étudie la suggestion' mentale probable, il y parle des expériences de Richet, il y rapporte des expériences personnelles, analogues à celles decet auteur. Sur trente et une suggestions mentales, treize foiS' l’expérience a réussi, voici le tableau de ses recherches.

Le sujet est prévenu qu’il s’agit d’une carte à jouer.

Objet pensé.

Objet deviné.

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