ID., ibid., p
''doctrines de l’école de paris.
fonctionne sur un fond encore plus large, le Ion dynamique, qui dépend de la nature organique toute entière.
La suggestion mentale peut se faire par transmission, par transformation et par réversibilité; la transmission nécessite une union dynamique très grande entre le sujet et l’expériluentateur; s’il existe des résistances, il y aura transformation; enfin il peut y avoir réversibilité : si le monvemeut est deux fois, trois fois transformé, il recouvre quelquefois son caractère primitif. Dans le pholophone, la lumière transmet la parole ; en parlant dans une embouchure placée derrière un miroir, on fait vibrer le miroir dont les rayons modifiés par la parole vont frapper une lame de sélénium traversée par un courant local. La lame de sélénium présente pour ce courant une résistance variable suivant les modifications du rayon envoyé par le miroir; le courant, ainsi modifié,' est reçu dans un téléphone qui reproduit la parole émise derrière le miroir.
Le cerveau de la personne placée au téléphone reproduit donc la pensée du cerveau de la personne placée derrière la glace; et cela par un rayon lumineux.
« Pourquoi? dit Ochorowicz. Parce que la dernière transmission a rencontré un milieu analogue à celui de son point de départ’. »
Comment peut-on expliquer le sommeil à distance? Est-ce un fluide que l’on projette, fluide qui trouve son chemin, tourne les murs et frappe le sujet? Il faudrait d’abord prouver que le fluide existe, dit Ochorowicz, puisqu’il sait trouver son chemin.
« Si le sujet s’aidait par sa propre imagination, il suffirait de lui transmettre Vidée du sommeil, cette idée ne voyag’e pas, elle envoie son corrélatif dynamique, c’est une onde qui se transforme suivant la résistance des milieux. Cette onde frappe tout ce qu’elle rencontre, mais elle ne subit la transformation réversible que si elle trouve un milieu analogue à» celui d’où elle émane. Le cerveau A émet l’idée de dormir, cette idée envoie des ondes dans toutes les directions; le cerveau 13