‹ L'hypnotisme scientifique (volume 2)Chapitre 73 sur 208 · Bernheim, De la suggestion . Paris · texte numérisé non relu

Bernheim, De la suggestion . Paris

2. Liégeois, De la suggesli07i hypnotique dans ses rappoi'ls avec le droit civil I et le droit criminel, 1884.

! 3. Beaunis, Etudes ph]jsiologxques et psychologiques sur le soinnambulisme

I provoqué. Paris, 1886.

(l’écolo. On no peut s’cinpôcliei* (radinirci' la conduite de cet I | homme qui, abandonné, dédaigné, méprisé, continua ses | j| recherches avec persévérance, dans l’ombre, prodiguant ses {|j soins aux malheureux envers et conti'e tous. « Dans la situation qui me fut faite, dit-il comme un condamné maudissant ses juges, je n’eus plus qu’à m’enfermer dans mon manteau, et à attendre des jours meilleurs, comme certains novateurs désespérés ; je finis môme par ne plus compter que sur d’autres générations pour l’éclosion des vérités dont je me sentais les mains pleines ; (juand, depuis peu, grâce à la perspicacité et au concours inattendu de savants courageux et j | indépendants, un changement imprévu s’est fait dans le sens î I de ces vérités, et c’est l’aurore de ce réveil de l’opinion publique en leur faveur que je salue dans cette nouvelle édition. »

Liébault s’efforcait de prouver l’analogie du sommeil artificiel avec le sommeil naturel; il insistait sur l’action puissante t de la pensée cérébrale sur les fonctions de l’économie ; il s’appesantissait longuement sur la suggestion verbale, qui peut, à son avis, calmer ou exciter favorablement les fonctions organiques. « Si l’on considère, l’un après l’autre, les signes de la formation du sommeil ordinaire et du sommeil artificiel, disait-il, on remarquera qu’ils sont les mêmes. » '

Le sommeil ordinaire s’accompagne généralement des élé- i ments suivants : consentement au sommeil, isolement des sens, afflux de l’attention sur l’idée de s’endormir, et, subsidiaire- : ment, besoin plus ou moins pressant de reposer et moyens mécaniques facilitant l’immobilisation de l’attention.

Pour produire le sommeil artiGciel, on recherche les mêmes conditions ; il y a un élément en moins, le besoin de repos, et un autre en plus, l’injonction de dormir.

De cette comparaison, Liébault conclut que, dans les deux formes de sommeil : « c’est le retrait de l’attention loin des sens, et son accumulation dans le cerveau, sur une idée, qui en est l’élément principal. »

1. Liébault, Le sommeil pvouoquc et les états analogues. Paris, 1889, p. x.

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