Bernheim, /oc. cit., p
DOCTRINES DE l’ÉCOLE DE NANCY.
loi
sommeil. C’est sa propre foi, son impressionnabilité psychi([ue qui l’endort. . . Les passes, les attonciiements, les excitations sensorielles ue réussissent, je le répète, que lorsqu’elles sont associées à l’idée donnée au sujet ou devinée par lui, qu’il doit dormir. »
Voici le procédé décrit par Bernheim dans sa première édition*.
« Je commence, dit-il, par dire au malade que je crois devoir avec utilité le soumettre à la thérapeutique hypnotique ; qu’il est possible de le guérir ou de le soulag er par le sommeil ; qu’il ne s’agit d’aucune pratique nuisible ou extraordinaire ; que c’est un simple sommeil qu’on peut provoquer chez tout le monde, sommeil calme, bienfaisant, qui rétablit l’équilibre du système nerveux, etc; au besoin je fais dormir devant lui un ou deux sujets pour lui montrer que ce sommeil n’a rien de pénible, ne s’accompagne d’aucune expérience, et quand j’ai éloigné ainsi de son esprit la préoccupation que fait naître l’idée du magnétisme et la crainte un peu mystique qui est attachée à cet inconnu, surtout quand il a vu des malades guéris ou améliorés par ce sommeil, il est confiant et se livre. Alors, je lui dis : Regardez-moi bien et ne songez qu’à dormir. Vous allez sentir une lourdeur dans les paupières, une fatigue dans les yeux; ils clignotent, ils vont se mouiller; la vue devient confuse, ils se ferment. Quelques sujets ferment les yeux et dorment immédiatement. Chez d’autres, je répète,j accentue davantage, j’ajoute le geste, peu importe la nature du geste. Je place deux doigts de la main droite devant les yeux de la personne et je l’invite à les fixer, ou bien avec les deux mains, je passe plusieurs fois de haut en bas devant ses yeux, ou bien encore je l’engage à fixer les miens et je tâche en même temps de concentrer toute son attention sur l’idée du sommeil. Je dis : « Vos paupières se ferment, vous ne pouvez plus les ouvrir, vous éprouvez une lourdeur dans les bras, dans les jambes ; vous ne sentez plus rien, vos mains restent immobiles, vous ne voyez plus rien ; le sommeil vient » et