‹ L'hypnotisme scientifique (volume 2)Chapitre 90 sur 208 · CHAPITRE ni · texte numérisé non relu

CHAPITRE ni

véritable état d’inertie on ])lut(')t de repos intellectuel, ce qui s’accorde bien du reste avec l’aspect physique de l’iiypnotisé... Il n’y a certainement ni rêves ni j)cnsécs d’aucune sorte. »

Se basant sur cette idée, lîeaunis coïisidôrc le sommeil hypnotique, sans suggestions, comme [)lus répai-ateur que le sommeil ordinaire, c’est pourquoi une partie des elléts thérapeutiques de riiypnotisme doit être attribuée à ce i*epos.

Cette inertie intellectuelle n’est (]ue conditionnelle; il suffit de la moindre suggestion pour que le cerveau reprenne son activité normale et peut-être même une activité supérieure ù celle de l’état de veille.

Beaunis n’admet pas le mensonge chez les sujets hypnotisés. « Pour ma part, dit-iP, je n’ai jamais pu surprendre un des sujets que j’ai observés, en flagrant délit de mensonge; ils ont quelquefois refusé de répondre à mes questions, jamais ils n’ont dit le contraire de la vérité. » Pour Bernheim, le sujet est conscient à toutes les périodes de l’hypnose, il entend tout; on peut évoquer au réveil le souvenir de tout ce qui s’est passé alors que rien dans le masque du sujet ne trahissait son activité psychique.

d. Liébault admet parfaitement la sensibilité élective, il dit que, presque toujours, les somnambules artificiels sont en relation par l’esprit et les sens avec les endormeurs, mais rien qu’avec eux*.

Comment expliquer ce phénomène? « C’est, dit Liébault*, que le sujet garde dans sou esprit l’idée de celui qui l’endort et met son attention accumulée à ses sens au service de cette idée, et cela, sans aucune transition de la veille au sommeil.»

■ Le bon somnambule ne parait pas entendre ce que disent les autres personnes, ni ce que dit son hypnotiseur en s’adressant à d’autres personnes. Si on lui élève le bras, l’attitude ne persiste que dans le- cas où c’est l’hypnotiseur qui l’a fait; pour toute autre personne, le bras retombe inerte. Beaunis déclare également que le sujet hypnotisé n’est en rapport qu’avec la personne qui l’a endormi.

Page 1