‹ L'hypnotisme scientifique (volume 2)Chapitre 93 sur 208 · pulsations par minute · texte numérisé non relu

pulsations par minute

D. — Retour à l’état normal.

En moyenne :

17 pulsations par 10 secondes.

102 pulsations par minute.

E. — Suggestion de l’accélération.

En moyenne :

19,2 pulsations par 10 secondes.

115,5 pulsations par minute.

DOCTRINES DE l’ÉCOLE DE NANCY.

F. — Réveil.

En moyenne ;

16,7 pulsations par 10 secondes.

100,2 pulsations par minute.

Ces résultats furent confirmés par des recherches sur d’autres somnambules : « Ces faits démontrent donc, dit Beaunis, que l’on peut, chez certains sujets, car je n’oserais dire chez tous, ralentir ou accélérer les battements du cœur par suggestion hypnotique. »

Les zones idéogènes.

Les zones idéogènes, comme les zones hypnogènes, sont pour les partisans de l’École de Nancy, dues uniquement à la suggestion et à l’éducation. (Voir à ce sujet la Discussion, p. 155.)

L’Hypnose unilatérale.

Est-il nécessaire de dire que Bernheim considère tous les phénomènes si étranges d’hypnose unilatérale comme purement d’ordre suggestif? La suggestion seule, d’après lui, produit le

r.HAPlTHK III.

soniineil hypnoli((uc, elle seule, |)iir coiisé(|iient, peut engendrer l’hypnose unilatérale : c’est diî la suggestion inconsciente, c’est que le sujet perçoit le inoindre geste, la moindre exprès- t sion de pliysiononiie de son hypnotiseur ; il flaire ce (pi’on veut obtenir de lui.

Action des aimants sur les sujets hypnotisés. Le transfert.

Tous les phénomènes de transfert sont aussi considérés par ? Bernheim comme dus à la suggestion : « .le n’ai pas réussi ', ^ dit-il, à provoquer avec les aimants le transfert d’un côté à ; Tautre du corps, des phénomènes divers réalisés dans l’hyp- ! nose, tels que paralysies, contractures, hallucinations; je n’ai réussi que par la suggestion avec ou sans aimant. Que l’aimant ait une action sur l’organisme, cela est possible. Ce que je nie, c’est l’action spéciale constatée par Binet et Féré ; je nie le transfert des attitudes et des hallucinations avec la douleur exactement localisée à la région du crâne suspendue au centre cortical (hypothétique) du phénomène transféré. »

Bernheim nie’ le transfert ordinaire, la polarisation psychique, l’action des couronnes aimantées, la visibilité des effluves magnétiques.

Delbœuf émet une opinion semblable : « L’expérience réussit également bien avec de faux et avec de vrais aimants. J’annonce aux assistants que l’aimant fera passer l’écriture de droite à gauebe. Elle écrit de la main droite : A qui réservet-on ces apprêts meurtriers? Aimant, à droite ; embarras visible, tristesse, désespoir. Tout à coup, la figure s’illumine :

« J’y songe, je n’ai qu’à écrire de la main gauche. » Elle continue de la main gauche en écriture directe. »

1. Bernheim, Beuue critique. Revue de l’Hypnol., 1886-87, p. 216.

DOCTRINES DE d’ ÉCOLE DE NANCY.

En plaçant l’aiinant alternativement X droite et à g-auclie, la plume passe successivement d’un côté à l’autre ; Delbœuf a pu éaalement bien transférer les attitudes, les contractures, les paralysies. En dehors de la suggestion, l’auteur n’obtint aucun résultat constant,

Delbœuf fit confectionner un fau.v hypnoscope non aimanté, il obtint absolument les mômes résultats qu’avec l’instrument aimanté.

« Conclusion, dit Delbœuf ‘ : l’hypnoscope mérite son nom; mais pour opérer, il n’importe pas qu’il soit vrai ou faux. »

Cette conclusion est analogue à celle que formulait quelques mois auparavant le professeur Grasset, de Montpellier : « Les résultats, disait-iP, ont été absolument les mômes avec l’hypnoscope non aimanté qu’avec l’hypnoscope aimanté. »

De l’extériorisation de la sensibilité.

Ici encore, pour l’École de INancy, tout est d’ordre suggestif; i si le sujet sent la piqûre, le pincement, à distance, c’est qu’il ! sait qu’il doit présenter ces phénomènes, il est dressé û cet ; effet ou bien il flaire ce que veut son hypnotiseur.

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