‹ L'hypnotisme scientifique (volume 2)Chapitre 96 sur 208 · Id., ibid., p. liy · texte numérisé non relu

Id., ibid., p. liy

DOCTlllNES DE l’ÉCOLE DE NANCY.

qu’elle vent, elle réalise ce que l’organe psyclii(|ue sui“ lequel elle travaille peut idéaliser. r,ha(pio sujet impi-iine le cachet de sou individualité au.v coucej)tions de sou imagiiiatiou. » (l’est ainsi que les somuaiubules u’accoiuplisseut (jue ce (pi’ils conçoivent : un paysan illettré ne pourra ni lire ni écrire en état d’hypnose, il ne peut faire que ce qu’il fait A l’état de veille.

Les suggestions post-hypnotiques peuvent réaliser des actes quelconques, elles peuvent aussi produire des hallucinations; certains sujets les réalisent fatalement, d’autres ne les réalisent pas.

Clhez quelques sujets on peut produire des suggestions d'actes et d’hallucinations à longue échéance. Les expériences laites à Nancy prouvent que la suggestion peut se faire à 172 jours et même à 365 jours d’intervalle; voici la description de ces recherches, qui sont intéressantes au plus haut point.

Suggestion, à 172 jours d’intervalle, faite par M. Beaunis.

« Le 14 juillet 1884, l’après-midi, après avoir mis A. E. en état de sommeil hypnotique, je lui fais la suggestion suivante : le 1" janvier 1885, à dix heures du matin, vous me verrez; je viendrai vous souhaiter la bonne année; puis, après vous l’avoir souhaitée, je disparaîtrai.

« Le l'”' janvier 1885 j’étais à Paris (M““ A. E. habite Nancy) ; je n’avais parlé à personne de cette suggestion.

(( Voici ce que, le jour même, elle raconta à une de ses amies et ce qu’elle me dit plus tard, ainsi qu’au D'' . Liébault et à d’autres personnes.

« Le 1®'' janvier, à dix heures du matin, elle se trouvait dans sa chambre quand elle entendit frapper à sa porte. Après avoir dit « ouvrez », elle me vit entrer, à sa grande surprise, et lui souhaiter, de vive voix, la bonne année. Je repartis presque aussitôt et, quoiqu’elle se mit de suite à la fenêtre pour me voir sortir, elle ne m’aperçut pas. Elle remarqua aussi, ce qui ne laissa pas de l’étonner à cette époque de l’année, que j’avais un habillement d’été (c’était celui-là que je portais le jour où je lui avais fait la suggestion.) »

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