IV PRÉFACE
C'est à ce moment que Charcot, membre de l’Ins-
titut et de l’Académie de médecine, professeur à la Faculté de médecine de Paris, médecin à la Salpé-
trière, osa se déclarer: partisan des phénomènes mer-
veilleux de l’hypnotisme.
Il se fit alors un revirement subit dans les opinions : une foule de savants, retenus précédemment
par la crainte de compromettre leur situation, se mirent à étudier cette science que Charcot, grâce à son autorité scientifique, était parvenu à réhabiliter.
Le nouveau mouvement, suscité par l’éminent
neurologue, s’est à tel point accentué jusqu'à l’épo-
que actuelle, que l’on est parvenu, en vingt années,
à ériger l’état de science bien fondée, ce qui autre-. Le
fois ne paraissait que mystère et charlatanisme.
Il existe bien encore aujourd’hui quelques esprits
sceptiques qui ne veulent. ni croire, ni expérimenter,
se contentant de nier ce qui leur semble ne pouvoir être; leur opinion est faite, on leur montrerait les : expériences les plus démonstratives qu'ils n'y croi
raient pas. À ces sceptiques exagérés et intransi-
geants, je répondrai avec Mesnet: « Nous vous laisserons, sur de telles affirmations, vieillir dans lim-
pénitence finale [I I! »
Est-ce à dire qu'il faille accepter, sans contrôle, toutes les affirmations qui ont été émises dans ces dernières années ? Non, il ne faut pas plus se laisser entraîner à un enthousiasme inconsidéré quil ne.
faut se cantonner dans un scepticisme entêté : au-
tant je crois qu'il est indispensable que l’on accepte CA
les faits bien démontrés de l’hypnologie, autant on de
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