CONCLUSIONS
l'Hypoderma bovis, parasite habituel du bœuf, peut éventuellement se trouver chez le cheval. |
Chez cet hôte, les conditions de terrain ne lui paraissent pas absolument favorables et les larves meurent ou s’éliminent presque toujours avant d'arriver à maturité.
Quelques observations seulement, provenant surtout de l'Afrique du Nord, font exception à cette règle.
Les migrations de la larve amènent le parasite en différents endroits du corps ; les habitats suivants ont été relevés : le conjonctif. sous-cutané, le plus souvent en situation dorso-lombaire ; le conjonctif sous-aponévrotique de la région jambière ; les organes abdominaux ; le canal rachidien et la moëlle épinière ; les centres nerveux encéphaliques. ;
Parmi ces habitats, il convient de souligner plus spécialement ceux qui se rapportent aux centres nerveux.
Alors que chez les bovidés, les larves en migration sont trouvées dans la région dorso-lombaire du canal rachidien, entre les deux ou trois dernières vertèbres dorsales et la dernière lombaire, chez le cheval, ce sont surtout le bulbe rachidien et l’isthme encéphalique qui sont le plus fréquemment touchés, ce qui détermine des accidents graves.
Les larves semblent vouloir quitter le tube digestif par le
; plafond du pharynx, alors que chez le bœuf la sortie s'effectue surtout à la terminaison stomacale de Fœsophage.
Les accidents produits sont rapides ; ils se caractérisent par des signes d’encéphalite, soit : troubles locomoteurs, paralysies, membres croisés, mouvements en manège, tête et encolure fléchies d’un côté, œil révulsé, difficulté ou impossibilité du re-
lever, parfois reculer persistant ou, au contraire, Impossi ole
avec féchissement sur les membres postérieurs et menace de chute sur le derrière,
La localisation exacte de la larve est très difficile à préciser, à cause de ses déplacements, de l'étendue des lésions et de la diversité des symplômes présentés.
Les accidents se produisent surtout à la fin du printemps et au début de l'été, sur des chevaux qui ont vécu en pâturage l'été ou l'automne précédent.
\ l'autopsie, lorsque celle-ci est pratiquée minutieusement, on trouve le trajet effectué par la jeune larve ; il est presque toujours hémorragique et s'enfonce à des profondeurs variables dans la substances nerveuse.
Ce n'est que tout à fait exceptionnellement — dans le cas où
la mort à tardé à se produire — que l’on peut observer des accidents inflammatoires des tissus lésés et de leur périphérie.
Les accidents nerveux traumatiques dus à l’'Hypoderma bovis sont beaucoup plus fréquents qu'on le pense généralement.
Connues où inédites, nous avons pu en grouper une vingaine d'observations.
Le but principal de notre travail est d'attirer l'attention sur ce point ès particulier de la pathologie nerveuse du Cheval,
dont là connaissance doit devenir classique.
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