‹ L'Hypoderma bovis chez le chevalChapitre 2 sur 13 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

L'importance des dégâts causés par l’hypodermose des bovins a été signalée et étudiée dans de nombreux travaux. «

Mais depuis qu'elle a pris, en France, surtout dans la région du Nord, une extension marquée, il nous à paru intéressant d'étudier ce parasitisme chez le Cheval.

En effet le Cheval constitue pour la larve d’'Hypoderma bovis (encore appelée œstre culicole) un habitat erratique.

Elle y modifie son évolution, ses migrations, et devient la cause d’accidents graves, mais heureusement rares, spéciaux à cette espèce animale, sans compter les accidents plus ordinaires, cutanés, semblables en tous points à ceux connus chez les bovins.

Ces accidents signalés nombre de fois par les auteurs et les vétérinaires praticiens, présentent leur maximum de gravité lorsque la larve, par une migration prématurée et anormale, passe dans les centres nerveux et particulièrement le bulbe rachidien, l’isthme encéphalique, même le cervelet.

On a alors des cas d’encéphalite presque toujours mortels. Ce sont là les accidents les plus importants.

Les autres accidents sont moins graves du fait de leur localisation en région « non périlleuse ».

Il est intéressant d'identifier la larve, cause de ces graves désordres. Des recherches approfondies faites par le Professeur Henry, les observations des auteurs, et l’examen attentif de quelques exemplaires, nous permettent d'affirmer que l’on a à faire à la larve de l'Hypoderma bois, à une phase intermédiaire de développement, en général le 2° stade.

Nous désirons par cette étude montrer, une fois de plus, la nécessité dans laquelle on se trouve, en France, d'organiser la lutte contre l'Hypoderme du Bœuf, lutte qui, dans de nom-

breux pays, à déjà donné des résultats appréciables.

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