‹ L'Hypoderma bovis chez le chevalChapitre 4 sur 13 · PAS · texte numérisé non relu

PAS

Fr. Brauer (Monographie der OEstriden, Wien, 1863) tend à le rapporter à Hypoderma Silenus, qui a la réputation de se rapporter à l’âne.

NEUMAN, en 1892, impute ces accidents à Gasterophilus hemorrhoïdalis s’arrêtant en région post-buccale.

BruckMULLER accuse le Gasterophilus nasalis. Il faut arriver à MéaniN, 1880 ; Boas, 1891, pour voir nettement accuser Hypoderma bovis, accusation soutenue et défendue par le pro- -fesseur Razer (1901). :

Je ne voudrais, ni ne pourrais dans ce court aperçu citer tous les auteurs qui ont signalé des accidents dus à l'Hypoderme chez le cheval.

Cependant qu'il me soit permis en passant de citer Tomgs qui a rencontré la larve dans la moëlle épinière et Francur qui cite la mort d’un âne due à la pénétration d’un grand nombre de larves d’æœstre dans le cerveau de cet animal. > Fa présence d’abcès cutanés dus à l’hypoderme est chose assez banale chez le cheval, surtout en certines régions, d’ailleurs à peu près les mêmes que pour le bœuf. Mais d’après les auteurs jamais elle n’arrive à maturité.

Cependant, d’aucuns affirment avoir à maintes reprises trouvé chez le cheval des larves d’hypoderme à leur complet développement. Une simple pression, disent-ils, suffit pour les faire sortir intactes et vivantes sans qu'il y ait lieu de recourir au moindre débridement.

Peut être cette maturation est-elle due au climat. En effet c’est en Afrique du Nord que ces faits se produisent, rapportés par Mowo», alors chef du service vétérinaire des troupes débarquées, 1912, à Constantine, et par Darrou en 1902, vétérinaire au 3° chasseurs d'Afrique, Algérie (2 observations communiquées au Professeur RarLLieT).

L'Amérique n’est pas sans connaître les dégâts dus au varron, et c’est là qu'a eu cours l’ingénieuse théorie de pénétration de la larve par les follicules pileux, due à Hawpen. Recherches sur quelques changements observés dans les ani-

maux domestiques transportés de l’ancien dans le nouveau continent (cité par M. N. Jory).

« Dans les hatos de Hanos, écrivait le D’ Rourin, de l’Institut, les chevaux sont presque entièrement abandonnés à eux-mêmes; on les rassemble seulement de temps en temps pour les empécher de devenir tout à fait sauvages, leur ôter les larves d’OEstre, et marquer les poulains au fer chaud ».

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