‹ L'Hypopyon: chez les anciens opérés de cataracteChapitre 14 sur 16 · tome · texte numérisé non relu

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de l’évolution des phénomènes vers la guérison, ces petites interventions seront renouvelées tous les jours ou tous Les deux jours jusqu’à ce que le pus de l'hypopyon ait disparu, jusqu'à ce que la cornée soit redevenue transparente, la conjonctive moins enflammée. Ensuite, les applications de pommade à l’oxyde jaune de mercure ou les instillations de collyres antiseptiques amèneront la sédation complète du processus inflammatoire.

Aussi bien que lorsqu'on a pratiqué le recouvrement cicatriciel, on constate après les injections sous-conjonctivales une amélioration très rapide : la première injection est presque toujours suivie de la cessation des douleurs violentes et permet aux malades de retrouver le sommeil. L'hypopyon se résorbe parfois très vite, au plus tard après trois injections.

On peut objecter que le remède n'a pas visé directement la cause du mal. C’est vrai, mais nos malades, une fois guéris, sont retombés dans la catégorie nombreuse de ce que nous appelons «les porteurs sains de cicatrices vicieuses », et si leur affection fut le fait d’une cause accidentelle, nous avons le droit d'espérer que l'accident ne se reproduira pas.

Si l'infection tardive a été la conséquence d’un état spécial de septicité des voies lacrymales (et nous avons vu que ces cas élaient fréquents) ou d’une affection atténuée (cas de l’obs. IV) urétrale, pulmonaire, intestinale (hypothèses de Duverger}, on soignera ces maladies.

On traitera la dacryocystite chronique en guérissant

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une affection nasale qui en est peut-être le point de départ. On emploiera les applications de pommade à l’oxyde jaune de mercure et les antiseptiques oculaires.

On pratiquera, si nécessaires, des cathétérismes du canal lacrymal, des destructions et surtout des extirpations du sac, opérations radicales qui ont donné des résultats tout à fait satisfaisants à M. le professeur Rollet dans les cas rebelles.

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