‹ L'Hypotension Artérielle permanente d'allure idiopathiqueChapitre 46 sur 57 · NP · texte numérisé non relu

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sisterons sur ce fait que l’adrénaline n'intervient que sur l'ordre Cu sympatlique et qu'elle en est la « vassale ».

On ne peut s'empêcher, après avoir étudié les capsules surrénales, de faire un parallèle, — pour l'opposer — avec le pancréas, en tant que glande à sécrétion. interne. Nous serons brefs car la question est très récente, mais d'intéressantes hypothèses ont été soulevées et nous ne saurions les passer sous silence. Il semble, en effet, qu'est actuellement démontré, physiologiquement, l’antagonisme entre l'insuline et l'adrénaline : l'insuline étant hypoglycémiante et hypotensive, l’adrénaline étant hyperglycémiante et hy-perlensive, Un balancement entre ces deux hormones contribuerait à maintenir en équilibre la tension artérielle : l'hyperinsulinémie entraînant une hypoglycémie, d'où, hypoadrénalinémie, d'où hypotension. Mais ce n'est là qu'un schéma hypothétique. Or, tout récemment, Santenoise, ayant démontré expérimentalement que l'insuline est un puissant exCitateur du vague, arrive à cette conclusion que «le pancréas joue un rôle fort important dans le main- « tien du tonus et de l’excitabilité du vague en secrétant et «en mettant en circulation une substance vagotonisante.

« Le pancréas serait ainsi au preumogastrique., ce que les « surrénales sont au sympathique. » (x)

Ce balancement entre pancréas et surrénales vient nous

montrer les relations étroites — de même sens ou de sens Opposé — qui existent entre les diverses glandes endocrines.

Nous allons passer rapidement les autres glandes en revue : le corps thyroïde incriminé par certains auteurs ne: semble pas, d'après nos recherches jouer un rôle important. En effet, nous n'avons trouvé chez nos malades aucune modification du métabolisme basal, que nous croyons être le test le plus fidèle des modifications de sécrétion de:

(x) Nous n'avons pas trouvé de diminution netle de la glycémie chez nos hypotendus, voir le lableau page 127

cette glande, L'hypophyse à surtout retenu l'attention de Martini et Pierach qui ont constaté fr équemment à la radisgraphie un volume très réduit de cette glande. Nous avons fréquemment constaté une insuffisance des glandes ovariennes, chez les sujets atteints d'acrocyanose marquée, De tels sujets, en effet, sont très souvent réglés tardivement et leurs règles sont irrégulières, peu abondantes, souvent douloureuses. Aussi nous estimons que l'insuffisance ovarienne joue un rôle non douteux dans ces formes d'hypotension artérielle où l’acrocyanose est marquée.

Enfin, nous signalerons, que certains auteurs ont trouvé, à l’autopsie, des hypertrophies thymiques et des hyperplasies ganglionnaires.

Dans ce facteur fumoral, à côté des glandes endocrines, nous devons étudier les modifications chimiques du sang, Un de nos hypotendus ayant fait une crise de tétanie nous nous étions demandés, si les dosages des ions CA et K auraient pu nous donner des indications pour le syndrome que nous étudions. L'équilibre acido-basique du sang règle sa teneur en colloïde et en ions métalliques. Nous avons donc dosé les ions métalliques et recherché le degré d’alcalinité du sang. | . Ces modifications chimiques auraient un rôle de tout premier plan, puisque c’est aux ions métalliques qu'est dévolue la fonction d’excitation du système neuro-végétatif.

L’ion calcium serait l’excitant spécifique du sympathique.

L'ion potassium serait l’excitant spécifique du vague.

(Sans K ions pas d'action vague, sans CA ions, pas d'effet de la stimulation du sympathique (Volterra).

Dresel oppose l’une à l’autre, les formules vagotoniques el sympathicotoniques du sang et des tissus :

Etat vagotonique : |

— Tissus alcalins (peu de Ca colloïdés, beaucoup de.K colloïdes).

— Sang alcalin (peu de Ca ionisé, peu de K).

Etat sympathicotonique :

— Tissus acides (beaucoup de Ca colloïdes, peu de K colloïdes).

— Sang acide (beaucoup de Ca ionisé, beaucoup de K).

: Nous renvoyons aux tableaux à la fin de ce chapitre, pour les différents résultats obtenus. Nous dirons seulement que nos dosages nous ont donné des résultats qui semblent témoigner d’une augmentation des ions K.

Ces modifications chimiques du sang sont encore trop mal connues pour que l’on puisse en tirer des conclusions catégoriques. Les ions ont-ils üne action spécifique? Le K influence-t-il le pneumogastrique? ou son action est-elle amphotrope?

Quoi qu'il en soit, de nouvelles one sont nécessaires pour affirmer telle ou telle prépondérance neuro-végé- . tative, en se basant sur l'augmentation ou la diminution de tel ou tel ion.

Sont-ce les glandes endocrines — comme tout permet de le supposer — qui régleraient cet état chimique du sang, dont les modifications retentiraient secondairement sur le système neuro-végétatif? Celui-ci n’aurait-il pas également une action active, sur les perturbations chimiques du sang ? Nous verrons tout à l'heure que l'intrication neuro-endocrinienne est trop étroite, trop intime, dans la plupart des

cas, pour qu'on puisse trancher un problème si profondément complexe et aussi délicat.

B) Le facteur nerveux. Le système neuro-végétatif.

Si l'étude des glandes endocrines est remarquable par sa complexité, celle du système neuro-végétatif ne le cède en rien. On connaît le classique schéma de lantagonisme du. vague et du sympathique. Cet antagonisme a pour but de maintenir en équilibre les deux tonus sympathique ct! va-

gue : d'où résultera l’état physiologique. De la rupture de cet équilibre tonique naît l'état pathologique passager où définitif soit avec prédominance nette sur l'un où l’autre des systèmes soit avec dysharmonie globale. En général, quand il se produit une rupture d'équilibre entre ies deux forces représentées ici par le sy mpathique et le vague, l’une acquiert ce que l’autre perd. On ne peut cependant pas conclure forcément à l'hypertonie d’un système quand l’autre est à l’état d’hypotonie.

En clinique ordinaire, on étudie les seuls signes témoins de l'excitation de l’un ou l’autre de ces nerfs et l’on est ainsi en présence d'un état sympathicotonique ou vagotonique, c'est-à-dire d’une exagération du tonus, d'une hypertonie du > ou du X (1).

Cependant, actuellement, ont tend à rejeter cette notion de l’antagonisme du vague et du sympathique. Si, en effet, cet antagonisme existe au niveau de certains organes (cœur, par exemple) il n’en est pas moins vrai que pour soutenir cette théorie en ce qui concerne d’autres organes tels que les vaisseaux, on doit se livrer à des acrobaties de raisonne- . ment étayées sur une anatomie imaginaire. Ainsi, certains auteurs, du fait que les vaso-constricteurs appartiennent au système sympathique, ont dû soutenir que les vaso-dilatateurs appartenaient au parasympathique. Or, ces derniers semblent provenir de la moelle. Il a donc fallu imaginer des trajets bizarres qu'aucun histologiste n'a vu, pour pou- ‘voir -rattacher les vaso-dilatateurs au système para-sympathique (2).

Nous avons pratiqué des recherches sur quelques-uns de nos malades, et nous avons pu trouver chez eux une exagération manifeste du R. O. C. Cette épreuve, aussi nette-

(x) J. A. Sroanp : Système sympathique et système autonome. Revue Méd. Franç., p. 267.

(>) SanTenoïse : Pneumogastrique et gl. endocrines, page 16,. chez A. Legrand, éditeur, Paris, 1927.

ment positive, permet de conclure à une excitabilité du vague, mais celui-ci est-il seul lésé ? n'y a-t-il pas plutôt dystonie végétative? Ce sont là des problèmes trop

complexes que nous ne saurions résoudre. Nos recherches.

portent sur un nombre de cas trop restreints pour que nous puissions généraliser. Nous ferons cependant remarquer que cette dystonie végétative, qu'ont pu déceler également certains textes pharmacologiques, nous semble prédominer plutôt sur le vague.

Quoi qu'il en soit, il existe à coup sûr un déréglement du système neuro-végétatif. Nous devons maintenant nous demander si cette dystonie végétative est autonome et primitive, ou si, au contraire, elle est secondaire à des troubles humoraux.

Ici encore les avis sont partagés et demeurent l’objet de nombreuses discussions, dont les conclusions demeurent le plus souvent hypothétiques.

Pour certains auteurs, comme Pachon, le système nerveux vago-sympathique est avant tout un système « autonome » dans ses manifestations, ses réactions fonctionnelles vaso-motrices. « Je pense que la conception d'un système neuro-glandulaire dans lequel le: sympathique et les glandes endocrines seraient étroitement liés, et dans lesquelles celles-ci commanderaient à celui-là, a précisément contre elle des faits expérimentaux multiples. Au lieu d’une concaténation étroite des éléments nerveux et humo-

ral de Ta régulation du fonctionnement organique, c’est, au

contraire, l'indépendance et l’autonomie fonctionnelle du système sympathique que demande l'étude particulière de ces rapports supposés avec les glandes surrénales ». Glev écrit de même : « L'examen critique des résultats jusqu'ici obtenus et mes recherches personnelles m'ont donné à penser que la plupart des glandes endocrines, sinon toutes, fonctionnent indépendamment du système nerveux. C'est là une conception présentement hétérodoxe, mais que l’étu-

de des faits imposera sans doute de plus en plus. La notion de l’interdépendance fonctionnelle des glandes à sécrétion interne, ou, en d’autres termes, de Fautonomie de ces organes par rapport au système nerveux, ressort, selon moi, de

trois grands ordres de faits. Cette interdépendance paraît en

effet démontrée par les expériences d’énervation, par celles de transplantation et par celles de circulation artificielle ».

Mais ces opinions sont loin d’être partagées par tous les auteurs ; les expériences de’ Tournade et Chabrol ont montré que les surrénales font exception à cette loi d’autonomie; Santenoise a montré les rapports étroits qui existaient entre le vague et l'appareil thyroïdien.

D'autre part, il semble que le système neuro-végétatif soit le trait d'union entre ces diverses glandes, qui fonctionneront ainsi en une étroite synergie. Tantôt le système nerveux serait l'agent provocateur, tantôt une perturbation

endocrinienne viendrait créer une excitabilité ou une inhi-

bition du X ou du È, pour des raisons qui nous échappent, mais que dans certains cas on peut déceler : infection, aulointoxication, etc.

En tous cas, facteur nerveux et facteur humoral semblent étroitement associés, le premier étant prépondérant, pour Houssaye ; l’un et l’autre interférant constamment selon Tournade et Chabrol.

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VU

| ner 128 TA

Tableau n° 1

Examen cardio-artériel et rénal

| + Tension arté- = A a E he Examen 2 | o rielle 2 8 e 5 “ere | d FU 1-0: 181$ A 5 £ nm | du cœur n PT pee TES — | 4 LS. max. | min. EE % = A5 20) dE 2 10 60 | nég. | nég. |en goutte A en RU * / 8 ? | Aorte 22 44| 43 |10 Gin AA T0 nég. | nég. | normal | | | 9 |10.: 2 11 nés. | nég. | engoutte mie f2 E 4 8 Aorte 23 70 21110 ‘/2| 5! 1/2 #10 70 nég. | nég, petit 58/2519 | 4/9 60 | nég. | nég. | normal 63 | 35 10 5 9 16 | 100 | nég. | nég. | un peu LS RUE E D RUE ne 641 39110 ‘/2 | 4 ‘21 7 *.15 |.90 | nég. | nég. | un peu L AE LL LE MALE RE à HE 43| 47| 8 7 3 nég. | X3°)| 27 |12 7 ve normal PE RAR Aorte 24

10e. a nd. Urée, K. Amb., réfract. du sérum sanguin. Recherche des cyl. et de 1 albumine dans les urines.

20) Examen radiologique.

go) Sujet atteint de tétanie, bons résultats du chlorure de calclum, famil. le d'Hypotendus (père et 2 frères — 1:/6).

Tableau n 2

Constitution chimique du sang

= Ÿd © 2 = : 2 Se D A alt50 44 | 52 48 58 70 | 49

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