‹ L'Hypotension Artérielle permanente d'allure idiopathiqueChapitre 50 sur 57 · ETUDE DES ORGANES D'EXÉCUTION · texte numérisé non relu

ETUDE DES ORGANES D'EXÉCUTION

Ceux-ci sont au nombre de trois le cœur, les vaisseaux, les capillaires, la masse sanguine.

1) Le sang.

On doit l’envisager à différents points de vue : a) Physiologique

La masse sanguine est absolument normale dans l'hyÿpotension permanente, comme l'ont montré Martini et Pierach. Nous-mêmes l'avons recherchée, ainsi : nous avons d’abord procédé à une numération globulaire (quand celleci était normale, et nous l’avons toujours trouvée chez dix de nos malades), nous avons cherché à établir si le rapport globules-plasma était normal. Pour cela, dans un tube gradué, où nous avons versé une solution d’oxalate à 1 pour 1000, nous avons constaté après centrifugation que le rapport entre le volume du sérum et des globules était normal. Or, le nombre de globules rouges étant normal, on peut en conclure que la masse sanguine n’est pas modifiée.

b) Physique :

C'est la viscosité. Elle n’a pas été trouvée modifiée

2) Les vaisseaux.

À en croire Fossier, l'hypotension constitutionnelle ne relèverait que de l’étroitesse et de la flexuosité de l’aorte qui serait longue, et opposerait ainsi une résistance, d'où hypotension. Nous ne sawrions admettre cette hypothèse, parce qu'il existe des hypotendus dont l'aorte est normale d’une part (et ce sont les plus nombreux), d'autre part parce que ce mécanisme ne semble guère suffisant pour expliquer un abaissement important de la tension,

MOTS ee

La dilatabilité exagérée des artères périphériques invoquée par certains auteurs semble jouer un rôle qui n’est pas négligeable ; mais le cœur et les vaisseaux sont trop étroitement unis ensemble par le système nerveux pour que ceux-ci puissent être, à eux seuls, le facteur d’une chute importante de pression. Cependant, à vrai dire, les artères et les capillaires semblent jouer le rôle primordial, dans la régulation de la tension artérielle.

8) Le cœur.

Sa puissance est-elle diminuée ? On peut le supposer, puisque la tension systolique est diminuée et que les malades peuvent présenter, à un moment, des signes d'’insuffisance cardiaque légère. Cependant, les formes latentes et l’absence de dyspnée, si fréquentes, vont à Fencontre de cette opinion.

D'ailleurs, si le cœur est trouvé parfois petit, « en goutte », bien souvent il est d'apparence absolument normale et nombre d'hypotendus répondent d'une manière très satisfaisante aux épreuves fonctionnelles de l'effort et de la marche.

Nous venons de passer en revue les différents organes d'exécution qui, obéissant aux ordres neuro-endocriniens, entraîneront un abaissement de la tension artérielle.

Nous avons étudié séparément le rôle respectif de chacun d'eux ; nous allons voir maintenant, comment ils se eroupent pour déterminer l’hypotension actérielle (Voir également 1 partie, ch. 5 l'appareil cardio-vasculaire des hypotendus).

L’oninien médicale paraît avoir, depuis, ces dernières années, des tendances à placer un frouble vasculaire à l’origine de l’H. A. P: d’où le nom d’hypotonie artérielle, donné au syndrome qui caractérise l’abaissement permanent de la

Page 1