‹ L'Hypotension Artérielle permanente d'allure idiopathiqueChapitre 51 sur 57 · MG · texte numérisé non relu

MG

Parmi les plus ardents partisans de ce trouble vasculaire, il faut citer les travaux de M. À. Dumas, de Lyon, sur l'hypotonie artérielle primitive. L

Pour cet auteur cette laxité artérielle périphérique qu'il oppose à l’hypotension constitutionnelle est le premier phénomène en date — mais elle peut ne pas donner lieu à une hypotension très marquée, si cette fuite sanguine vient à être comblée par une hyperactivité cardiaque qui la masquera en partie ou tendra à la masquer. La preuve de cette hypotonie artérielle invoquée par M. À. Dumas réside dans l’hypotension coexistant avec une hyperpulsatilité relative (I. O. de 3 à 4). La méthode palpatoire ne perçoit qu'un choc mou, sans vibrations. La méthode auscultatoire laisse entendre des tons prolongés, effacés qui, eux aussi, ne présentent pas de maximum. Ils s'entendent sur une grande étendue, quelquefois même sans compression. Il peut arriver que pour les tensions basses ils fassent place à des souffles. D'autre part, pour M. Dumas, les phénomènes cardiaques secondaires, à cette laxité artérielle consistent.en tachycardie, choc globuleux, 1° bruit souvent dédoublé, parfois revêtant le type du bruit de galop, accentuation du 2° bruit à la base.

Pour notre maître Lian et nous-mêmes, nous pensons que l'indice oscillométrique et que la tonalité des tons artériels ne peuvent servir de critère fidèle pour juger de l’état des vaisseaux car ils sont à la fois fonction de |’ état cardiaque et de l’état vasculaire.

De même que l'hypertension, nous pensons que l’hypotension est sous la dépendance simultanée d'un trouble cardiaque et vasculaire. Nous pensons que cette perturbation nerveuse exerce son action dépressive à la fois sur le cœur el sur les vaisseaux. On connaît les expériences de E. Franck sur l'action cardiaque antitonique du pneumogastrique. On a vu également que MM. Tournade et:Chabrol insistent sur la fonction non seulement angio, mais encore cardiotonique de l'adrénalinémie.

Cette double action dépressive retentissant à la fois sur le cœur et les vaisseaux nous explique mieux aussi pourquoi sous l'influence d'un surmenage, le cœur de nos hypotendus se trouve être plus rapidement en état d’insuffisance : c'est que le muscle cardiaque doit faire face non seulement au surmenage, mais encore au trouble dépressif qui l’atteint directement,

Ÿ 5. Du ROLE DE L'HYPOTENSION DANS LA DÉTERMINATION DE SES SYMPTOMES SATELLITES

Nous venons de voir le cœur et Les vaisseaux en proie à un trouble dépressif, résultant d'une perturbation nerveuse et humorale, et aboutissant à un abaissement permanent de la tension artérielle.

Comment peut-on concevoir le rôle de cette hypotension dans la production des troubles morbides qui sont ses systèmes satellites ?

Il est certain que les syncopes sont nettement favorisées par l’hypotension artérielle comme nous le disons au chapitre III de la première partie, page 20. Qu'un phénomène extérieur se produise sous des aspects variés, chocs, émotions, il retentit sur un système neuro-végétatif très impressionnable : aussi la perturbation vaso-motrice sera-telle brusque et marquée; même si là cause provocatrice en a été légère. Or, cette perturbation retentit sur un organisme dont la pression est abaissée de manière permanente. Il est aisé decomprendre qu’elle entraînera beaucoup plus facilement que chez un sujet sain une chute plus prononcée de la tension artérielle, qui compromettra gravement et rapidement l'irrigation des centres nerveux, d'où lipothymies et dans les cas plus graves, syncopes. De ce fait, on saisit aisément, que l’hypotension artérielle permanente réalise un terrain de choix dans la production d’une chute de pression génératrice d’une lipothymie. Toutes ces considérations tendent ainsi à nous montrer les liens étroits qui

DS

unissent les lipothymies, les syncopes et l'hypotension artérielle permanente. À

On sait que l’acrocyanose s'accompagne d'une pression, capillaire basse et d’une dilatation de l’anse veineuse marchant de pair avec une réduction plus ou moins importante de l’apport sanguin artériel (Guillaume). Toutes ces considérations cadrent bien avec une tension artérielle basse, entraînant une sorte de « ralentissemnt circulatoire », surtout manifeste aux extrémités ; d’où l'influence manifeste de l’hypotension dans la production de cette acrocyanose.

Quant à l’asthénie, elle est le témoignage d’une action dépressive. Celle-ci peut s'expliquer par cet abaissement permanent de la tension artérielle, qui évoque assez bien un certain degré de débilité cardio-vasculaire.

Cependant, il ne faut pas oublier que l'hypotension artérielle n’est qu'un élément de notre syndrome et que si elle peut être rendue directement responsable de quelques-uns des troubles (les syncopes en particulier) que nous avons décrits, on saura qu'il existe un trouble neuro-endocrinien qui domine toutes ces perturbations. L'hypotension, en effet, ne nous apparaît pas toujours comme la cause de ces manifestations morbides. Mais si elle a donné son nom au syndrome que nous avons isolé et décrit, : c'est parce qu'elle est un signe objectif que l’on peut mesurer facilement et qu’en clinique, rien n’est aussi facile que de le déceler et de le dépister. Toutes ces considérations nous font comprendre aussi les formes latentes de ce syndrome, les formes à prédominance de l’un ou l’autre symptôme, toujours accompagnées d’un abaissement de la tension artérielle, qui apparaît ainsi comme le pivot de ce syndrome. Autour de ses variations, qui créent une perturbation neuro-endocrinienne, apparaissent (quand la tension baisse) où disparaissent (quand elle monte) des, troubles: morbides, ses symptômes satellites.

Pour toutes ces raisons, elle peut, et doit donner son nom à ce grand syndrome cardio-vasculaire par opposition

ém ité r'é échelle A un cet ne $ grand synd ome d puis si longtemps done qe ‘est UE pertension artérielle, Re 27 Nes de

Page 1