A. TECHNIQUE
On sait combien il est fallacieux d'essayer d'apprécier la tension artérielle sans l’usage d'instruments spéciaux. Ni l’aspect du sujet, ni les caractères du pouls ne peuvent l’affirmer. Nous n'insisterons pas autrement. sur ces données actuellement classiques. É
Pour apprécier l’hypotension de même que pour l'hypertension, on se servira donc d’un sphygmomanomètre.
Sans vouloir entrer dans les nombreuses discussions auxquelles ont donné lieu, ces dernières années, les avantages relevant des différentes méthodes, nous retiendrons les conclusions de notre maître le docteur Lian : ce sont elles que nous avons mises en pratique.
Pour la détermination de la maxima, nous avons associé les méthodes auscultatoires et palpatoires, en nous servant soit du phono-sphygmomètre de C. Lian, soit du sphygmotensiomètre Vaquez-Laubry.
Pour la détermination de la minima, nous avons fait usage de la méthode auscultatoire,
Pour augmenter la rigueur des examens, nous avons employé comme adjuvant l'oscillomètre de Pachon, dans la détermination de la minima.
Nous avons enfin associé, comme le recommande notre maître le docteur Lian, dans son enseignement hospitalier de Tenon, son phono-sphygmometre à l'oscillomètre de Pachon, ce qui réalise un phono-oscillo-sphygmomètre.
Cette association a un avantage considérable, car cette méthode ausculto-oscillatoire permet d'apprécier, en même temps, avec l'aiguille oscillométrique, l'amplitude du pouls et avec le stéthoscope, les caractères des bruits artériels en aval de la manchette, tous symptômes importants au point de vue de l'appréciation du tonus cardiaque et vasculaire, comme nous le verrons. au chapitre de la pathogénie.
On ne saurait trop aussi insister sur quelques précisions de technique que nous exposerons brièvement, et dont nous ne nous sommes jamais départis.
Nous avons examiné nos malades, dans des positions toujours identiques : la position couchée, à peu près aux mémes heures de la journée et le, brassard entourant un segment de membre du membre supérieur à hauteur du cœur. Nous avons, pour éviter toute cause d'erreur, pris la tension artérielle aux quatre membres, afin de ne pas prendre pour une hypotension ce qui peut être le fait d'une oblitération artérielle (voir diagnostic). Enfin, nous avons pratiqué plusieurs mensurations successives, jusqu'à ce que nous trouvions, selon les conseils de Gallavardin, des chiffres qui ne varient plus, |
Ces mensurations ont été rapides, séparées entre elles par quelques instants pour donner à la circulation veineuse le temps de se rétablir complètement.
B. DériniTIoN.
A partir de quelle pression peut-on considérer que l'on est en présence d'une hypotension artérielle véritable ?
Si nous consultons les nombreuses statistiques effectuées à ce sujet, celle d’Alvarez entre autres, qui comportent un très grand nombre de sujets, nous voyons que la tension
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