‹ L'hysterie de Sainte Therese. --Chapitre 13 sur 29 · II. F · texte numérisé non relu

II. F

Bicêtre (1) 3 7 182

Salpêtriêre « 10 75

Pitié G 2 25

Lariboisière 3 5 88

Enfants Assistés. (2) I -i 38

Enfants malades. (3) » » »

Tenon (4) I 'i 95

Trousseau (5l 0 (I 10

Berck (6) » 4 ?

Cette partie de l'organisation des écoles d'infirmières donne, ainsi qu'on le voit, des résultats considérables. Ils justifient l'idée que nous avons eue de créer ces cours primaires à Bicêtre et h la Salpêtriêre, dès l'origine, et ensuite de demander à l'Administration d'en créer partout où il y avait des instituteurs et des institutrices. Notre participation s'est traduite surtout par l'introduction, dans ces cours, de renseignement professionnel sous différentes formes : lecture dans le Manuel de V infirmière, lecture de la traduction de l'anglais d'un Manuel de l'infirmière, copiée par les enfants des écoles de Bicêtre et de la Salpêtriêre, remplaçant la leciure d'un manuscrit quelconque, dictées professionnelles (3). A l'appui

il). Nous venons de donner la liste du personnel enspignant de l'école primaire de la Salpêtriêre ; celle de Bicêtre se trouve dans le discours de M. Sollier ; celle de Lariboisière dans le discours de M. Cornet : celle de la Pitié dans notre discours.

(2) Mil» Glais. — (:i) U'i" Eve. - (4| M"-» Marque et MH" Amice. — (5) M"* Colders. L'ancien hôpital Trousseau a été remplace par un nouvel hôpital où il n'a pas été organisé de cours piimaires. — (6) M"« Guillaamin.

(3) Chaque année nous remettons à M. le Directeur 3e l'.Vssistance publique le cahier de ces dictées.

'^'* l'ntilifé de ce^ dernièros. il suiïira d'indiquer le titre dis 'ici ces de celte aiiiiée scolaire :

l^ Condilions à remplir pour l'ohlcnlion du dii)lôme ; 2" Suicide des Aliénés (Extrait d'un rapport de M. le 1^'' 13uiand1 ; 3° Circulaire de M. le Directeur général, concernant la vaccination et; la revaccination ; 4° Enseignement professionnel des hôpitaux, l'Ecole professionnelle de Lyon. (Extrait de la Provmce médicale du 15 septembre 1900); 5° Traitement antisejitique des plaies conluses Extrait de \'y{ntisei sie du D'' Nicaise) ; 6° Des Com|)ositions ; 7" Surveillance des aliénés (Extrait de \'Indic:itoni' de Corjn c, 27 janvier 1901) ; 8" Nécessité de la plu^ grande atlcnli n de la part des infirmiers dans Tadminis ralion des médicaments (Extrait du Bonhomme nonnuitd du 17 janvier, avec notes et commentaires de M. le D'" Bi urxeville) ; 9" Traitement antiseptique des morsures (Nicaise) : 10" Circulaire du 30 mars 1901 de M. le Directeur général à M.Al. les directeurs des hôpitauxécoles; 11° Fillette brûlée vive (Extrait du Petit Journal avec commentaires de M. le D"" Courneville) ; 12° Des Terreurs nocturnes chez les enfants [Revue mensuelle des maladies de l'enfance de mai lOOli ; 13° Des erreurs dans la distribution des médicaments (Extrait du Petit JouvnaU avec commentaires de j\I. le D'' Bouhneville) ; 14° Du Massage, manijîulations. par M. le D"" de Frumerik.

Si l'on compare le nombre des infirmières qui ont profité des cours primaires, 122 en juin, à celui des infirmières attachées à la Maison, 290 (I i, l'on constate de suite que les cours primaires ne sont pas encore suivis par toutes les infirmières en état d'en profiter. Nous espérons que l'an prochatu M. Monti'Euil im[)osera à toutes celles qui ont au-dessous de 45 ans l'obligation de ces cours primaires, conformément aux instructions réitérées de l'Administration.

L'idéal, actuellement irréalisable et qui supprimerait les cours primaires ou les ferait transformer en cours de perfectionnement ) , serait de n'accepter comme infirmiers

(1) Il y a en outre 3.! infirmiers.

et infirmières que les personnes ayant le certificat d'études. Comme malheureusement cela ne se peut par suite de l'inexécution de la loi sur l'obligation de l'instruction primaire, il faut que tous ceux qui sont admis dans les salles auprès des malades soient autorisés à suivre les cours professionnels et obligés en même temps de suivre les cours primaires. Dès lors que vous les mettez en contact avec les malades, il faut essayer de leur apprendre leur mélier. L'examen primaire devrait être mis à Ventrée à l'hôpital, ce qui est impossible, nous le répétons. 11 n'a pas de raison d'être pour les élèves libres, gardemalades et mères de famille. En imposant un examen aux garde-malades en particulier, on en écarte — 70 à la Pitié — qui auraient pu perfectionner leur éducation professionnelle au grand bénéfice des malades de la ville et à l'honneur de l'Administration.

Renseignement professionnel a é'é fait intégralement partous vos professeurs qui onl dû rapprocher leurs leçons, ce qui vous a laissé moins de jours de repos et a diminué le temps consacré aux cours primaires, ])arce que la réouverture de ces cours, au lieu de se faire le l*^'" octobre, a été ajournée au mois de novembre. Pareil contre-temps ne se reproduira plus et nous sommes persuadé que vos maîtres pourront recommencer, comme autrefois, dès la première semaine d'ociobre.

Au programme ancien, nous avons ajouté en 1899-1900, avec l'assentiment de l'Administration, un cours de massage fait par l'un des médecins les plus compétents en cette matière, M. le D'' de Frumerie, Ce cours a été fait également cette année et a comporté, ici, une dizaine de leçons. Nous saisissons avec plaisir l'occasion de cette cérémonie pour remercier vivement M. de Frumerie de sa gracieuse collaboration.

Un seul changement s'est produit dans le personnel enseignant : INI. le r)"" II. de Rothschild, dont vous connaissez la générosité pour nos Ecoles, professeur du cours sur les soins à donner aux femmes en couches et aux nouveau-nés à l'école de Bicêtre, a remplacé, M. le D"" DuRRiSAY, passé en la même qualité à l'école de la Pitié,

Les exercices pratiques ont été faits à l'intirmerie générale tous les jours de 5 à 7 h. par M""'' Evdt surveillante, Bauthieu et Du.MONT, sous-surveillantes. Ils ont été complétés par des leçons sur les bains et les douches par M""^ Bkimnger, sous-surveillante, et sur la po.se des ventouses par IVP"" Mestre, I'"''' inlirmicre diplômée. Les leçons de bains et de douches ont eu lieu aux heures où le service est en pleine activité. Les élèves inlirmières volantes y ont assisté à tour de rcMe, tous les jours de l'année scolaire.

M""^ Graby, surveillant;e, naguère chargée des cours pratiques de Petite Chirurgie k l'Ecole de la Pitié, a eu pour mission celte année, à la Salpétrière, de surveiller les cours professionnels, de concert avec M*"*' Poncelin, première infirmière diplômée.

Les examens pratiques, qui ont pris 7 heures, ont été subis par 174 élèves :

Suppléante ■. 1

1res infirmières 3

Tnfirmières \iQ

Infirmiers 3

Hôpitaux : Infirmières 12

Elèves lijjres 26

Total m

Parmi les élèves qui ont pris part à ces examens 3 ont le brevet supérieur (I), 7 ont le brevet simple (2), un le certificat de grammaire (3 et 33 le certificat d'études '4).

65 diplômes ont été conquis cette année : ils se répartissent ainsi :

(1) Mlle jannon, M"-" Polvèche, Tencé-Larchevêque.

(O) ]y£mos Reuillard, Wa.Kon (Salpétrière), Marie (Tenon\ Delimal. Froiiin, Levalez, Mordacq (élèves libres).

(3) Wagon Henri (Salpétrière).

(i) M""" Rauticr, Duré, Del'rénois, Dulmig, Diiprat, Diiberuard, Gibert, (}roley, Gilbertat, Grimai, (irassoii, Hoebef, lluber, .lainain, Le Veillon, Lebeau Morelle, Ilnusseaii, Routier, Savertegaray, Bonnefour, Uutel (Salpétrière Boniiaire (Broca) Ciievrel (Trousseau) Cliambellan Iniber Laniotte (Tenon Mei.el (Materniié), Tellier (Magasin ('entrai), Collont, Heurteaii, Maugé, Saiilia (Elèves libres).

., , .^ . . ( Infirmières 34

halpetnere. ] j ^ ■ •>

^ i Infirmiers o

Hôpitaux : Infirmières (il T

l'^lèves libres 21

De 1883 [2] h ce jour l'école de la Salpétrièrc a décerné 967 diplômes.

Les promotions suivantes ont eu lieu du l" juillet 1900 au 30 juin 1901.

1 sous-surveillante a été nommée surveillante. \ suppléantes ont été nommées sous-surveillantes. 1 suppléant a été nommé sous-surveillant. •4 ['^'■■^ infirmières ont été nommées suppléantes. I h'"' infirmier a été nommé suppléant (charretier), i infirmière a été nommée suppléante (école). h infirmières ont été nommées l'"^* infirmières. I infirmier a été nommé h'' infirmier.

Toutes les promotions de l'année ont été faites au profit des diplômées.

Tels sont les faits principaux de la 24*" année scolaire de l'école de la Salpêtrière.

Abordons maintenant la seconde partie de notre tâche : les Considérations Çjénérales motivées par la présence, dans celte enceinte, des élèves des quatre écoles d'infirmiers et d'infirmières auxquels des diplômes vont être délivrés, après la distribution des prix de l'école de la Salpêtrière.

Entre autre argument qu'invoquent nos adversairs contre les infirmiers et infirmières laïques figurent au premier

(1) N'ecker 1, Tenon 5, Trousseau 1.

(2) L'école de la Salpêtrière a été ouverte le 1" avril, celle de Bicêfre le 20 mai 1878, de la Pitié le 2i mai 1881. Mais ce n'est qu'à partir de 1883 que l'Administration d'alors s'est décidée à donner des diplômes, de sorte que dans les uOpitaux, outre les diplômées, il y a des sous-employées qui ont suivi pendant un an l'enseignement professionnel.

rang les mutations qui se produisent parmi vous, visant tout le monde. Une dislinclion importante doit pourtant être faite. On oublie que; le personnel secondaire des hôpitaux, se compose : 1" d(>s sous-employés, 2" des infirmiers et infirmières. Le reproche est mal fondé pour les premi(>rs. En effet, les sous-employés, surveillants et suveillantes, sous-surveillanls et sous-surveillantes, suppléants et suppléantes, qui répondent par leur fonction aux religieuses, avec cette différence toutefois qu'ils participent personnellement aux soins à donner aux malades, ([u'ils ou qu'elles restent des inllDniers ou des infirmières, se sont perfectionnés de plus en plus et demeurent fidèles à leurs fonctions. Ce fait est reconnu par M. le D'' 13arth dans un rapport récent à la Société médicale des hôpitaux : « En somme, dit-il, tout le monde est d'accord pour rendre hommage au dévouement de la grande majorité de nos surveillantes et [)Our reconnaître les immenses PROGRÈS réalisés depuis vingt ans », c'est-à-dire depuis la création des écoles. Malheureusement, en dépit de nos efforts ininterrompus depuis bientôt 5 ans, il n'en est pas de même des infirmiers et des infirmières qui sont soùs leurs ordres. Nous avons toujou s signalé le mal en publiant régulièrement la statistique des mutations dans les quatre établissements-écoles et pour montrer que ce mal est antique, n'est point particulier au\ infirmiers et infirmières des hôpitaux Inïrincs, nous la faisons suivre du tableau des mutations à riIôLel-Dieu, citadelle des Religieuses.

Hospice de Bic-ètre

Partis par permutation 3?, 17

Partis pour ivresse C>\ »

Partis pour refus de service 137 "21

Partis par démission » »

P.irtis sur demande 68 32

Décèdes 5 3

Totaux .... 304 73

IG

Hôpital de la Lariboisiére

Partis sur leur demaude

Partis dans d'autres hôpitaux

liefusés par l'Administration

Refusés à la visite médicale

Renvoyés pour ivresse

Renvoj'és pour négligence

Renvoyés pour abandon de service, insubordination

Hospice de la Salpétrière

Partis sur leur demande

Partis dans d'autres hôpitaux

Partis par avancement

Partis au service militaire

Refusés par l'Administration

Refusés à la visite médicale

Admis au repos

Passés aux administrés

Passés malades externes

Décédés

Congédiés pour fautes diverses

Total 25 19G (1)

Hôpital de la Pitié

Permutation à la suite des diplômes 7 19

Refusés à la visite médicale 2 »

A reporter

(1) Les mutations sont infiniment plus nombreuses que les années précédentes, cela tient à ce que antérieurement à la mise en vigueur du nouveau mode de recrutement, la Salpétrière a fourni un grand nombre d'mflrmières aux autres hôpitaux.

Report

Refusés par l'Administration

Partis au service militaire

Décèdes

Ivresse

Négligence ou incapacité

Grossièretés envers les malades

Mauvais traitements envers les malades.

Mauvaise conduite

Partis malades

Sur leur demande, bons serviteurs (1) . .

Abandon de service

Partis dans d'autres établissements

Refus de service

lIOTEL-DiEU.

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